Frise chronologique
Moyen Âge
Construction initiale
Construction initiale
Moyen Âge (≈ 1125)
Premier édifice près de Saint-Trophime.
XIIe siècle
Extension par la tour Gioffredi
Extension par la tour Gioffredi
XIIe siècle (≈ 1250)
Agrandissement du palais existant.
XVIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIe siècle (≈ 1750)
Travaux dirigés par François de Grignan.
1786
Derniers aménagements
Derniers aménagements
1786 (≈ 1786)
Interventions de Jean Marie du Lau.
1829-1988
Bibliothèque municipale
Bibliothèque municipale
1829-1988 (≈ 1909)
Nouvelle fonction après la Révolution.
1922 et 1959
Classements monument historique
Classements monument historique
1922 et 1959 (≈ 1959)
Protection partielle en deux étapes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le corps de bâtiment en façade sur la place de la République et comprenant à l'intérieur, le grand escalier et le cabinet de travail des Archevêques : classement par arrêté du 5 avril 1922 ; Le plafond de l'ancienne salle-de-bains des Archevêques : classement par arrêté du 27 février 1959
Personnages clés
| François de Grignan - Responsable des rénovations |
Transforme le palais au XVIIe siècle. |
| Jean Marie du Lau - Auteur des aménagements |
Intervient sur le palais en 1786. |
Origine et histoire
Le palais archiépiscopal d’Arles, situé place de la République, fut initialement construit au Moyen Âge comme prolongement de l’église Saint-Trophime. Peu de vestiges subsistent de cette première structure, mais la tour Gioffredi, érigée au XIIe siècle, en témoigne encore aujourd’hui. Ce bâtiment servait de siège à l’église catholique arlésienne avant d’être profondément remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment sous l’impulsion de François de Grignan et Jean Marie du Lau.
À la Révolution française, le palais perd sa fonction religieuse et devient un édifice civil. Il accueille la bibliothèque municipale de 1829 à 1988, puis est reconverti en bâtiment universitaire. Son classement en monument historique s’échelonne en deux temps : le corps principal et son escalier sont protégés en 1922, tandis que le plafond de l’ancienne salle de bains des archevêques l’est en 1959. Aujourd’hui, il appartient à la commune d’Arles.
Architecturalement, le palais illustre les transformations successives d’un pouvoir épiscopal médiéval vers des usages laïcs modernes. Ses éléments protégés, comme le cabinet de travail des archevêques ou le grand escalier, reflètent son prestige passé. La tour Gioffredi, désormais intégrée au bureau de poste voisin, rappelle son extension progressive à travers les siècles.