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Palais archiépiscopal de Bourges dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Palais archiépiscopal

Palais archiépiscopal de Bourges

  • Place Étienne-Dolet
  • 18000 Bourges
Palais archiépiscopal de Bourges
Palais archiépiscopal de Bourges
Palais archiépiscopal de Bourges
Palais archiépiscopal de Bourges
Palais archiépiscopal de Bourges
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Palais archiépiscopal de Bourges
Palais archiépiscopal de Bourges
Palais archiépiscopal de Bourges
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
18000 Bourges, Place Étienne-Dolet

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1677
Début du projet de Bullet
1694
Abandon des travaux
25 juillet 1871
Incendie destructeur
1906
Devenir communal
1910-1995
Hôtel de ville
10 juin 2004
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les trois façades et toitures formant le pavillon La Vrillière et l'escalier monumental (cad. IO 272) : inscription par arrêté du 10 juin 2004

Personnages clés

Phélypeaux de La Vrillière - Archevêque de Bourges (1677-1694) Commanditaire du projet initial abandonné.
Pierre Bullet - Architecte parisien Auteur du projet inachevé du palais.
Émile Tardier - Architecte (XIXe siècle) Reconstruit après l’incendie de 1871.
Pierre de La Châtre - Archevêque (XIIe siècle) Reconstructeur de la maison épiscopale.

Origine et histoire du Palais archiépiscopal

Le Palais archiépiscopal de Bourges trouve ses origines dans une maison archiépiscopale reconstruite au XIIe siècle par Pierre de La Châtre, près des remparts gallo-romains. Endommagée par des incendies en 1252 et 1353, elle fut modifiée à plusieurs reprises. En 1677, l’archevêque Phélypeaux de La Vrillière, issu d’une famille influente, jugea le bâtiment indigne et confia à l’architecte parisien Pierre Bullet un projet ambitieux : un palais avec cours d’honneur, jardins et Grand Séminaire. À sa mort en 1694, seuls deux murs et l’escalier monumental furent achevés, le reste étant abandonné par crainte des coûts.

Après l’incendie de 1871, l’architecte Émile Tardier remania le pavillon La Vrillière, seul vestige significatif du projet initial. Le palais devint propriété communale en 1906, suite à la loi de séparation de l’Église et de l’État, et servit d’hôtel de ville jusqu’en 1995. Aujourd’hui, il abrite le musée des Meilleurs Ouvriers de France et conserve des jardins adossés aux vestiges gallo-romains, séparés du nouvel hôtel de ville par ces murs antiques. Les façades et l’escalier furent classés monuments historiques en 2004.

Le bâtiment illustre les transformations architecturales liées aux pouvoirs religieux et civils, passant d’une résidence épiscopale à un lieu municipal. Son histoire reflète aussi les tensions entre ambitions artistiques (projet inachevé de Bullet) et contraintes budgétaires, ainsi que les adaptations post-révolutionnaires. Les jardins, éloignés du style initial prévu par Le Nôtre, évoquent un espace public du XIXe siècle, mêlant héritage antique et aménagement paysager.

L’incendie de 1871 marqua un tournant en permettant une reconstruction partielle, tandis que la loi de 1905 scella son destin laïc. La passerelle reliant l’ancien palais au nouvel hôtel de ville symbolise cette continuité administrative. Les éléments protégés (pavillon La Vrillière, escalier) rappellent le faste voulu par Phélypeaux, contrastant avec la sobriété des extensions ultérieures.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours