Inauguration du palais anglais 1813 (≈ 1813)
Ancien couvent transformé en palais de Justice.
1825
Cyclone destructeur
Cyclone destructeur 1825 (≈ 1825)
Endommage le palais existant sans reconstruction totale.
1928
Ouragan Okeechobee
Ouragan Okeechobee 1928 (≈ 1928)
Destructions motivant la reconstruction du palais.
1931-1934
Construction du palais
Construction du palais 1931-1934 (≈ 1933)
Réalisé par Ali Tur pour le Ministère des Colonies.
15 décembre 1997
Classement monument historique
Classement monument historique 15 décembre 1997 (≈ 1997)
Protection de l'ensemble architectural et intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments du palais de justice construit par Ali Tur, à savoir : Cour d'Appel ; Tribunal de Grande Instance, y compris le parvis d'entrée et ses emmarchements, le patio et sa fontaine ; bâtiments du Parquet et bâtiments adjacents de part et d'autre du porche, le long du boulevard Félix-Eboué (cad. AI 79) : classement par arrêté du 15 décembre 1997
Personnages clés
Ali Tur - Architecte en chef
Conçoit le palais et son mobilier.
Ministère des Colonies - Commanditaire du projet
Initiateur de la reconstruction post-1928.
Origine et histoire
Le palais de Justice de Basse-Terre, situé en Guadeloupe, a été construit entre 1931 et 1934 par l'architecte Ali Tur dans le cadre d'un projet du Ministère des Colonies. Ce projet visait à moderniser la préfecture après les destructions causées par l'ouragan Okeechobee en 1928 et en prévision du tricentenaire de la présence française sur l'île. Le bâtiment, conçu en béton armé, adopte un plan en équerre avec un patio circulaire central et un escalier monumental exploitant la déclivité du terrain.
L'édifice abrite la cour d'appel et le tribunal de grande instance, avec des salles d'audience éclairées par des baies zénithales. Son mobilier, partiellement conçu par Ali Tur, et ses boiseries en laurier pays et courbaril renforcent son unité architecturale. Le palais a été classé monument historique en 1997, reconnaissant son importance dans l'architecture officielle des années 1930 en Guadeloupe.
Le projet urbain inclut également le palais du conseil général et l'hôtel de préfecture, formant un ensemble cohérent. Le palais de Justice remplace un ancien édifice dont l'histoire remonte au XVIIIe siècle, avec des reconstructions successives après des cyclones, notamment celui de 1825. L'emplacement actuel a été choisi pour son intégration dans le tissu urbain, entre le boulevard Félix-Éboué et la grand-rue.
Ali Tur, architecte du ministère des Colonies, a supervisé la reconstruction de nombreux bâtiments guadeloupéens après 1928. Son travail sur le palais de Justice illustre une approche moderne, mêlant fonctionnalité et esthétique, avec des matériaux locaux et une structure adaptée au climat tropical. Le bâtiment reste un symbole de la reconstruction post-cyclonique et de l'administration coloniale française.
Le classement de 1997 protège l'ensemble des bâtiments, y compris le patio, les fontaines, et les éléments intérieurs d'origine. Ce monument témoigne de l'évolution architecturale et urbaine de Basse-Terre, tout en conservant des traces des périodes antérieures, comme l'ancien couvent transformé en palais de Justice sous l'administration anglaise au début du XIXe siècle.
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