Crédit photo : photography taken by Christophe.Finot - Sous licence Creative Commons
Propriété du département
11 Rue Pasteur 39000 Lons-le-Saunier
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1825
Projet initial d'A. Robert
Projet initial d'A. Robert 1825 (≈ 1825)
Plan néo-classique avec salle d'audience centrale.
1827-1841
Construction phase 1
Construction phase 1 1827-1841 (≈ 1834)
Réalisation du rez-de-chaussée par A. Robert.
1846
Achèvement définitif
Achèvement définitif 1846 (≈ 1846)
Ajout de l'étage par J.-B. Martin.
12 mai 1999
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 12 mai 1999 (≈ 1999)
Protection du palais et de ses cours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de Justice (cad. AB 201) : inscription par arrêté du 12 mai 1999
Personnages clés
Auguste Robert - Architecte départemental
Concepteur du projet initial néo-classique.
Jean-Baptiste Martin - Architecte bisontin
Auteur de l'extension avec étage.
Origine et histoire
Au début du XIXe siècle, les institutions judiciaires de Lons-le-Saunier étaient dispersées : le tribunal siégeait à l’hôtel de ville, tandis que la justice de paix, les prisons et la gendarmerie occupaient l’ancien couvent des Cordeliers. Face à cette fragmentation, le département acquit un terrain adjacent au marché au bois pour y construire un ensemble cohérent regroupant palais de justice, prison et gendarmerie. Ce projet ambitieux fut confié à l’architecte départemental A. Robert, qui proposa en 1825 un bâtiment néo-classique en rez-de-chaussée, inspiré des modèles de Durand, avec une salle d’audience centrale.
Les travaux, entamés en 1827, s’achevèrent en 1841 pour la partie initiale. Cependant, l’ajout du tribunal civil s’avéra nécessaire, conduisant à l’adoption du projet de l’architecte bisontin Jean-Baptiste Martin. Celui-ci prévit un étage de part et d’autre de la salle centrale, portant la construction à son achèvement définitif en 1846. Le palais adopte un plan carré en grille, avec quatre cours intérieures, et conserve aujourd’hui l’essentiel de ses dispositions d’origine, bien que peu de décors subsistent. L’édifice, propriété du département, fut inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 12 mai 1999.
Ce palais de justice s’inscrit dans un contexte plus large de réorganisation des institutions judiciaires post-révolutionnaires, marquées par une volonté de centralisation et de modernisation des équipements publics. Sa construction reflète les standards architecturaux de l’époque, alliant fonctionnalité et symbolisme républicain, tout en répondant aux besoins croissants d’une justice structurée. Le choix du style néo-classique, sobre et ordonné, illustre cette double ambition : efficacité administrative et représentation de l’autorité étatique.