Décision de construction 1853 (≈ 1853)
Le conseil général décide d'ériger un nouveau palais de justice.
1862
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre 1862 (≈ 1862)
La première pierre est posée par le ministre de l'Intérieur Victor de Persigny.
1869
Achèvement du palais
Achèvement du palais 1869 (≈ 1869)
Le palais de justice d'Agen est achevé.
1979
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1979 (≈ 1979)
Le palais de justice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Palais de Justice, en totalité, situé sur la parcelle 86, figurant en section BC, conformément au plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 14 août 2024
Personnages clés
Juste Lisch
Architecte responsable de la construction du palais de justice.
Victor de Persigny
Ministre de l'Intérieur ayant posé la première pierre en 1862.
Origine et histoire du Palais de justice
Le palais de justice d'Agen, situé place Armand‑Fallières et avenue de Lattre‑de‑Tassigny, se dresse dans le département du Lot‑et‑Garonne. Jusqu'au Second Empire, les juridictions siégeaient dans l'ancien présidial, devenu l'hôtel de ville. En 1853, le conseil général décide d'ériger un nouveau palais de justice à proximité de la prison ; les travaux sont confiés à l'architecte Juste Lisch, ancien élève de Léon Vaudoyer et d'Henri Labrouste. La première pierre est posée en 1862 par le ministre de l'Intérieur Victor de Persigny et l'édifice est achevé en 1869. Il a été inscrit au titre des monuments historiques le 2 mars 1979 ; l'arrêté d'inscription du 13 juillet 2023 s'est substitué au précédent, puis l'arrêté du 14 août 2024 a retiré l'arrêté du 13 juillet 2023.
Pour affirmer la grandeur de la justice, Lisch adopte un parti sévère inspiré de l'architecture grecque : la façade, longue de 63 mètres, s'ouvre par un escalier imposant interrompu par un palier et donnant accès à un portique central à colonnes corinthiennes. De part et d'autre du palier, deux grandes statues représentent le Droit et la Loi, placées sous la Troisième République. La cour d'honneur est bordée de deux ailes en retour d'équerre et fermée par une grille en fer forgé. Deux cours intérieures éclairent et aèrent le bâtiment ; autour d'elles sont répartis les différents services. Au centre, la salle des pas perdus, de style Napoléon III, distribue les quatre chambres d'audience ; des pilastres encadrent des lampadaires à colonnes et des cariatides soutiennent un plafond à caissons. La cour d'assises, décorée de motifs peints — étoiles, spirales et frises grecques — dans un esprit néo‑pompéien, se termine en abside. Une prison était prévue à proximité et la construction d'une passerelle reliant les deux bâtiments avait été envisagée.