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Palais de justice d'Amiens dans la Somme

Patrimoine classé Patrimoine urbain Palais de justice

Palais de justice d'Amiens

  • Rue Victor-Hugo
  • 80000 Amiens
Palais de justice dAmiens
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Palais de justice dAmiens
Crédit photo : Captainm - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
80000 Amiens, Rue Victor-Hugo

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1789
Rvolution française
1860
Projet initial contesté
1864-1868
Première campagne de construction
1874-1880
Seconde campagne de construction
1880
Suicide de Jean Herbault
29 juin 1994
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le Palais de Justice, y compris l'ensemble des grilles extérieures, la cour d'honneur et le jardin sur la rue Victor-Hugo (cad. AK 21) : inscription par arrêté du 29 juin 1994

Personnages clés

Jean Herbault - Architecte départemental Dirigea la construction, suicide en 1880.
Natalis Daullé - Architecte associé Collabora avec Herbault jusqu’en 1873.
Jacques Hittorff - Architecte critique Redéfinit le projet pour plus de classicisme.
François Cressent - Ébéniste-sculpteur Auteur des boiseries réemployées (1705).
Justin Sanson - Sculpteur Réalisa les statues et frontons allégoriques.
Émile Ricquier - Architecte réparateur Corrigea les défauts structurels post-1880.

Origine et histoire du Palais de justice

Le Palais de justice d'Amiens occupe l’emplacement de l’ancienne abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux, confisquée à la Révolution et jugée inadaptée à un usage judiciaire. Les bâtiments abbatiaux furent démolis pour laisser place à un nouveau palais, premier en France à regrouper toutes les juridictions territoriales sous un même toit. Sa construction, menée en deux phases (1864-1868 et 1874-1880), fut dirigée par les architectes Jean Herbault et Natalis Daullé, puis par Jacques Hittorff, qui conçut l’entrée monumentale à colonnade corinthienne.

L’édifice, de style néoclassique en brique et pierre, adopte une forme en U avec un fronton triangulaire orné de sculptures allégoriques (la Justice, Démosthène, Cicéron) réalisées par Justin Sanson. À l’intérieur, les boiseries du XVIIIe siècle, initialement créées par François Cressent pour le couvent des Célestins, furent réinstallées. Le décor éclectique reflète les tendances artistiques du XIXe siècle, mêlant références antiques et réemploi d’éléments historiques.

Classé monument historique en 1994 (incluant grilles, cour d’honneur et jardin), le palais fut critiqué pour ses défauts structurels, notamment des affaissements dus à des erreurs de calcul. Ces problèmes, combinés à des matériaux inappropriés, conduisirent au suicide de l’architecte Jean Herbault en 1880. Les réparations furent ensuite supervisées par Émile Ricquier. Une annexe moderne, l’Espace Pierre Dubois, complète aujourd’hui l’ensemble judiciaire.

Le projet initial, contesté par Hittorff pour son manque de « dignité architecturale », évolua vers un design plus classique, avec trois salles des pas perdus superposées. Les plans conservés aux archives départementales révèlent quatre étapes clés (1856, 1860, 1865, 1874), illustrant les ajustements successifs, notamment l’intégration d’une place-jardin à l’est et l’alignement sur la nouvelle rue Robert-de-Luzarches, ouverte dans l’axe de la cathédrale.

Liens externes

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