Frise chronologique
1863
Début du projet
Début du projet
1863 (≈ 1863)
Plans initiés par Charles-Édouard Isabelle.
1875
Inauguration du palais
Inauguration du palais
1875 (≈ 1875)
Ouverture officielle après 12 ans.
29 octobre 1975
Classement partiel
Classement partiel
29 octobre 1975 (≈ 1975)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
façades et toitures : inscription par arrêté du 29 octobre 1975
Personnages clés
| Charles-Édouard Isabelle - Architecte |
Auteur des plans initiaux (1863). |
| Paul Mültzer Isabelle - Maître d’œuvre |
Beau-fils de C.-É. Isabelle, supervise la construction. |
Origine et histoire
Le palais de justice d’Angers, situé 1 rue Waldeck Rousseau face à la place du Maréchal-Leclerc, a été conçu dans les années 1860 pour remplacer l’ancien présidial de la place des Halles (actuelle place Louis-Imbach). Les plans initiaux, dessinés en 1863 par l’architecte Charles-Édouard Isabelle, furent menés à terme par son beau-fils Paul Mültzer Isabelle, avec une inauguration officielle en 1875. Le bâtiment se distingue par son style néo-classique sévère, marqué par un avant-corps à six colonnes ioniques et un fronton sculpté symbolisant la solennité judiciaire. Il ferme l’esplanade du Champ-de-Mars (aujourd’hui jardin du Mail), s’intégrant ainsi dans un ensemble urbanistique majeur de la ville.
Le portail d’entrée de l’ancien présidial, démoli pour laisser place au nouveau palais, a été préservé et déplacé dans les jardins de l’hôpital Saint-Jean. Ce projet s’inscrivait dans une volonté de modernisation des institutions judiciaires angevines, reflétant l’importance croissante d’Angers comme pôle administratif régional au XIXe siècle. Les façades et toitures du palais ont été inscrites aux monuments historiques le 29 octobre 1975, reconnaissant leur valeur patrimoniale.
Aujourd’hui, le palais abrite deux institutions clés : la Cour d’appel d’Angers et le Tribunal judiciaire. Son architecture monumentale, typique des palais de justice de l’époque, incarne l’autorité et la permanence de la justice, tout en témoignant de l’évolution urbanistique de la ville sous le Second Empire et la Troisième République.