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Palais de justice d'Orléans dans le Loiret

Patrimoine classé Patrimoine urbain Palais de justice

Palais de justice d'Orléans

  • Rue d'Alsace-Lorraine
  • 45000 Orléans
Palais de justice dOrléans
Palais de justice dOrléans
Palais de justice dOrléans
Palais de justice dOrléans
Palais de justice dOrléans
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Palais de justice dOrléans
Palais de justice dOrléans
Palais de justice dOrléans
Palais de justice dOrléans
Crédit photo : Croquant - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat ; propriété du département
45000 Orléans, Rue d'Alsace-Lorraine

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
14 novembre 1821
Pose de la première pierre
3 novembre 1824
Inauguration du palais
20 août 1824
Installation des lions en pierre
1968
Première extension du palais
1986
Seconde extension
17 décembre 1992
Inscription partielle aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade, de style néo-classique, élevée au début du XIXe siècle, sur la rue de la Bretonnerie ; toitures correspondantes ; salle d'audience de la première chambre civile, située au rez-de-chaussée, en face de la Porte des Lions (cad. BR 169, 171) : inscription par arrêté du 17 décembre 1992

Personnages clés

François-Narcisse Pagot - Architecte Auteur des plans et directeur des travaux.
François-Michel Romagnesi - Sculpteur Créateur des lions et bas-reliefs.
M. Arhuys - Premier Président de la cour d'appel Posa la première pierre en 1821.
Eva Joly - Substitut du procureur (1981-1983) Magistrate au tribunal d'Orléans.
Alexis-Joseph Depaulis - Graveur de médailles Créa deux médailles commémoratives (1822, 1827).

Origine et histoire du Palais de justice

Le palais de justice d'Orléans, situé entre les rues de la Bretonnerie et d'Alsace-Lorraine, est un édifice néoclassique emblématique de la première moitié du XIXe siècle. Construit selon les plans de l’architecte François-Narcisse Pagot, il remplace l’ancienne église des Oratoriens et le couvent des Ursulines. Sa première pierre fut posée le 14 novembre 1821 par M. Arhuys, Premier Président de la cour d’appel, et son inauguration eut lieu le 3 novembre 1824. Les sculptures, dont les deux lions en pierre placés sur le perron, sont l’œuvre du sculpteur Romagnesi.

Le palais, initialement conçu pour abriter les juridictions locales, connut rapidement des problèmes d’espace. Malgré des extensions en 1968 et 1986 pour accueillir le Tribunal de Grande Instance et d’autres services, son architecture d’origine fut partiellement préservée. La salle d’audience de la première chambre civile, ornée de lambris, tableaux et tapisseries, fut inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1992.

Le bâtiment, de style néoclassique, se distingue par ses quatre colonnes doriques, son fronton triangulaire et ses deux lions en pierre. Il abrite aujourd’hui une cour d’appel, un tribunal de grande instance, un tribunal d’instance, un tribunal de commerce et un conseil des prud’hommes. Deux médailles commémoratives, gravées par Alexis-Joseph Depaulis, marquent sa construction (1822) et son inauguration (1827).

Parmi les affaires notables traitées dans ce palais figurent celle des faucheurs volontaires d’OGM en 2005 et l’affaire Véronique Courjault en 2007-2008. Eva Joly, future magistrate et femme politique, y exerça comme substitut du procureur de 1981 à 1983.

Le palais occupe une place centrale dans l’histoire judiciaire d’Orléans, reflétant à la fois les évolutions architecturales et les besoins croissants de la justice française au fil des siècles. Ses vestiges intérieurs, comme les arcades des Oratoriens, rappellent son ancrage historique dans la ville.

Liens externes

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