Palais de justice de Baugé à Baugé en Maine-et-Loire
Patrimoine classéPatrimoine urbainPalais de justicePalais
Palais de justice de Baugé
Rue du Tribunal
49150 Baugé-en-Anjou
Crédit photo : travail personnel (own work) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1862
Début de la construction
Début de la construction 1862 (≈ 1862)
Pose de la première pierre du palais de justice.
1862-1866
Construction du Palais de justice
Construction du Palais de justice 1862-1866 (≈ 1864)
Édification du Palais de justice sur les plans de Léon Rohard.
1866
Fin des travaux principaux
Fin des travaux principaux 1866 (≈ 1866)
Achèvement de l'ensemble tribunal et prison.
1867
Aménagement des jardins
Aménagement des jardins 1867 (≈ 1867)
Création des jardins et installation des grilles.
1980
Destruction de la prison
Destruction de la prison 1980 (≈ 1980)
La prison est détruite et remplacée par le Centre culturel René-d'Anjou.
1986
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1986 (≈ 1986)
Le palais de justice est inscrit au titre des monuments historiques.
2020
Sélection pour le Loto du patrimoine
Sélection pour le Loto du patrimoine 2020 (≈ 2020)
Le palais est retenu parmi les sites emblématiques du Loto du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de Justice y compris les grilles du jardin d'accompagnement (cad. AB 230) : inscription par arrêté du 5 décembre 1986
Personnages clés
Léon Rohard
Architecte ayant conçu le palais de justice.
Joseph-Louis Duc
Architecte dont le style a inspiré le palais de justice de Baugé.
Mathieu Amalric
Réalisateur ayant tourné des scènes de son film dans le palais.
Origine et histoire du Palais de justice
Le palais de justice de Baugé se situe rue du Tribunal, dans le bourg de Baugé-en-Anjou ; il est légèrement au sud-est du château de Baugé, fait face au champ de foire et sa façade s'ouvre vers l'ouest-sud-ouest, conformément au plan d'alignement de la ville. Il occupe l'emplacement de l'ancien palais royal du XVe siècle. Le projet de l'architecte Léon Rohard, choisi par concours, a permis d'ériger l'ensemble tribunal et prison entre 1862 et 1866 ; la première pierre a été posée le 27 avril 1862. La prison, qui jouxtait l'arrière du tribunal, a été détruite en 1980 et remplacée par le Centre culturel René-d'Anjou ; en 2013 n'en subsistait que le mur d'enceinte. Les travaux se sont achevés en 1867 avec la création de jardins de part et d'autre de l'édifice, entourés de grilles. L'édifice, grilles comprises, a été inscrit au titre des monuments historiques en 1986 et a été retenu en 2020 parmi les 18 sites emblématiques du Loto du patrimoine par la mission Bern et la Fondation du patrimoine. Construit dans un style néoclassique tardif d'inspiration hellénistique, il s'inspire du palais de justice de Paris de Joseph‑Louis Duc. Le plan est simple et lisible : derrière la façade s'étend longitudinalement la salle des pas perdus, flanquée de deux avant‑corps abritant d'un côté la chambre des avoués et de l'autre la conciergerie, et ce hall dessert l'unique salle d'audience située au centre. Les bureaux et la salle de délibération sont implantés dans les ailes latérales et séparés de la salle d'audience par un couloir éclairé par des verrières zénithales. Les salles intérieures ont conservé leur décor d'origine : boiseries d'époque, une cheminée ornée d'un buste de Napoléon III dans la salle des délibérations et une grande tapisserie à semis d'abeilles sur fond bleu dans la salle d'audience. C'est cette tapisserie qui a incité le réalisateur Mathieu Amalric à tourner, en novembre 2013, les scènes de procès de son film La Chambre bleue (2014) dans le palais. La façade présente des éléments décoratifs, notamment des figures allégoriques de la Force et de la Justice, ainsi que les portes et ornements liés à l'usage du palais.