Frise chronologique
1862-1866
Construction du palais
Construction du palais
1862-1866 (≈ 1864)
Édifié par Léon Rohard, style néoclassique.
1867
Achèvement des jardins
Achèvement des jardins
1867 (≈ 1867)
Ajout des grilles et espaces verts.
1980
Destruction de la prison
Destruction de la prison
1980 (≈ 1980)
Remplacée par le Centre culturel René-d'Anjou.
5 décembre 1986
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
5 décembre 1986 (≈ 1986)
Inclut grilles et jardins d'accompagnement.
2020
Sélection pour le Loto du patrimoine
Sélection pour le Loto du patrimoine
2020 (≈ 2020)
Parmi 18 sites emblématiques retenus.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de Justice y compris les grilles du jardin d'accompagnement (cad. AB 230) : inscription par arrêté du 5 décembre 1986
Personnages clés
| Léon Rohard - Architecte |
Concepteur du palais, lauréat du concours. |
| Napoléon III - Empereur |
Buste présent dans la salle des délibérations. |
| Mathieu Amalric - Réalisateur |
Tourne *La Chambre bleue* (2014) dans le palais. |
Origine et histoire
Le palais de justice de Baugé est construit entre 1862 et 1866 sur les plans de l'architecte Léon Rohard, à l'emplacement d'un ancien palais royal du XVe siècle. Il s'agit d'un ensemble incluant initialement un tribunal et une prison, cette dernière détruite en 1980 pour laisser place au Centre culturel René-d'Anjou. Les jardins et leurs grilles, ajoutés en 1867, complètent l'édifice, qui incarne le style néoclassique tardif inspiré du palais de justice de Paris.
L'intérieur conserve des éléments décoratifs d'origine, comme des boiseries, une cheminée ornée d'un buste de Napoléon III, et une tapisserie à abeilles dans la salle d'audience. Cette tapisserie a inspiré le réalisateur Mathieu Amalric pour le tournage de La Chambre bleue (2014). Le bâtiment, inscrit aux monuments historiques en 1986, est sélectionné en 2020 parmi les sites emblématiques du Loto du patrimoine.
Situé rue du Tribunal, face au champ de foire et près du château de Baugé, le palais illustre le plan d'alignement urbain de la ville. Son organisation spatiale, centrée sur la salle des pas perdus et la salle d'audience, reflète les standards architecturaux judiciaires du Second Empire. Les verrières zénithales éclairant les couloirs et les ailes latérales abritant bureaux et salle de délibération soulignent son homogénéité stylistique.