Implantation des Ursulines 1631 (≈ 1631)
Début de l'installation de la congrégation.
1657
Début de la construction
Début de la construction 1657 (≈ 1657)
Lancement des travaux du couvent.
1792
Fin de l'usage conventuel
Fin de l'usage conventuel 1792 (≈ 1792)
Fermeture du couvent des Ursulines.
1992
Protection du jardin
Protection du jardin 1992 (≈ 1992)
Inscription à l'inventaire des Monuments Historiques.
1995
Classement de l'église
Classement de l'église 1995 (≈ 1995)
Protection au titre des Monuments Historiques.
début XXe siècle
Transformation en palais de justice
Transformation en palais de justice début XXe siècle (≈ 2004)
Nouvelle affectation du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Jardin de l'ancien couvent, actuel jardin public, y compris ses murs, situé rue Paul-Duplan et rue du Marché (cad. IN 514) : inscription par arrêté du 6 juillet 1992. Eglise de l'ancien couvent, y compris sa partie souterraine, et le choeur des religieuses (cad. IN 159) : classement par arrêté du 3 février 1995
Personnages clés
Joseph Lingré - Maître-architecte nivernais
Concepteur de l'église et du couvent.
Origine et histoire du Palais de justice
Le palais de justice de Bourges, initialement un couvent des Ursulines, fut édifié à partir de 1657 pour répondre aux besoins spirituels et pastoraux de cet ordre religieux. Les bâtiments, organisés autour de cours et d’un jardin, illustrent l’architecture classique du XVIIe siècle, avec une église attribuée à tort à Jules Hardouin-Mansart, mais conçue par Joseph Lingré, maître-architecte nivernais. La façade et l’élévation intérieure, marquées par des pilastres ioniques et une coupole hémisphérique, reflètent les canons esthétiques de l’époque.
Le couvent, actif jusqu’en 1792, devint un grand séminaire au XIXe siècle avant d’être reconverti en palais de justice au début du XXe. Les transformations successives (1821-années 1920) altérèrent les structures d’origine, supprimant notamment les galeries du cloître. Malgré ces modifications, l’ensemble conserve une valeur patrimoniale majeure, symbolisant l’essor des ordres féminins durant la Contre-Réforme en France.
L’église et son chœur, ainsi que le jardin public (ancien jardin du couvent), sont protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1992 et 1995. Ces éléments, associés à la rigueur de l’architecture de Joseph Lingré, témoignent de l’importance des fondations religieuses dans le Berry au XVIIe siècle, dans un contexte de renouveau catholique post-tridentin.