Palais de justice de Bourges dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine urbain Palais de justice

Palais de justice de Bourges

  • 8 Rue des Arènes
  • 18000 Bourges
Palais de justice de Bourges
Palais de justice de Bourges
Palais de justice de Bourges
Palais de justice de Bourges
Palais de justice de Bourges
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1631
Fondation des Ursulines
1657
Début de la construction
1792
Fin du couvent
XIXe siècle
Transformation en séminaire
Début du XXe siècle
Conversion en palais de justice
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Jardin de l'ancien couvent, actuel jardin public, y compris ses murs, situé rue Paul-Duplan et rue du Marché (cad. IN 514) : inscription par arrêté du 6 juillet 1992. Eglise de l'ancien couvent, y compris sa partie souterraine, et le choeur des religieuses (cad. IN 159) : classement par arrêté du 3 février 1995

Personnages clés

Joseph Lingré Maître-architecte nivernais, auteur de l'église des Ursulines.
Jules Hardouin-Mansart Architecte souvent attribué à tort comme auteur de l'église.

Origine et histoire du Palais de justice

Implantée en 1631, la congrégation des Ursulines fit édifier, à partir de 1657, un ensemble architectural adapté aux exigences spirituelles et pastorales de l'ordre. Les bâtiments, disposés de manière régulière, s'organisaient autour de cours et d'un jardin. Si l'église a souvent été attribuée à Jules Hardouin-Mansart, son auteur est Joseph Lingré, maître-architecte nivernais. La façade et le traitement de l'élévation intérieure sont de style classique, avec des pilastres ioniques et, à la croisée du transept, une coupole hémisphérique. Les constructions conventuelles ont souffert des dégradations liées aux réutilisations successives. Couvent jusqu'en 1792, l'édifice devint grand séminaire au XIXe siècle, puis palais de justice au début du XXe siècle. Les travaux menés entre 1821 et les années 1920 ont touché les couvertures, les charpentes, les niveaux de planchers, les dispositions intérieures, les croisées, les portes et les lucarnes, et ont entraîné la suppression des galeries du cloître. Cet ensemble illustre la floraison des fondations de la réforme catholique en France au XVIIe siècle et le succès des nouveaux ordres féminins.

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