Construction du palais 1833-1836 (≈ 1835)
Édification par Colard et Sirodot.
2e quart XIXe siècle
Période de construction
Période de construction 2e quart XIXe siècle (≈ 1937)
Style néo-classique représentatif.
27 mars 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 mars 2000 (≈ 2000)
Protection totale du bâtiment et décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de Justice en totalité, y compris les décors et le poêle (cad. AB 229) : inscription par arrêté du 27 mars 2000
Personnages clés
Christophe Colard - Architecte
Co-concepteur du palais de justice.
Auguste Sirodot - Architecte
Co-concepteur du palais de justice.
Origine et histoire du Palais de justice
Le Palais de Justice de Gray, situé dans la ville de Gray en Bourgogne-Franche-Comté, fut érigé entre 1833 et 1836 sous la direction des architectes Christophe Colard et Auguste Sirodot. Ce monument illustre parfaitement le style néo-classique adopté pour les constructions publiques urbaines durant la première moitié du XIXe siècle. Son plan en U, encadrant une cour centrale, est marqué par un porche à colonnes corinthiennes surmonté d’un fronton triangulaire, éléments caractéristiques de l’esthétique classique revisitée.
L’édifice remplace l’ancien jardin du couvent des Cordeliers, témoignant d’une réaffectation des espaces urbains après la Révolution. À l’intérieur, la salle d’audience du tribunal de commerce a conservé son décor d’origine, offrant un rare exemple d’aménagement judiciaire du XIXe siècle préservé. Classé Monument Historique par arrêté du 27 mars 2000, le palais inclut dans sa protection l’intégralité du bâtiment, ses décors intérieurs, ainsi qu’un poêle historique.
La construction du Palais de Justice s’inscrit dans un contexte de modernisation des institutions judiciaires françaises, reflétant l’ambition de l’État de marquer sa présence par une architecture monumentale et rationnelle. Le choix du néo-classicisme, style associé à la rigueur et à la raison, souligne la volonté de légitimer le pouvoir judiciaire dans une période de stabilisation post-révolutionnaire. Propriété du département de la Haute-Saône, l’édifice reste un symbole de l’héritage architectural et institutionnel local.