Frise chronologique
1604
Début de la construction
Début de la construction
1604 (≈ 1604)
Ordonnée par Henri IV, palais présidial.
9 juin 1614
Inauguration du palais royal
Inauguration du palais royal
9 juin 1614 (≈ 1614)
Façade en brique et pierre, arcades ioniques.
1781
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction
1781 (≈ 1781)
Confiée à Bertheau-Duchesne, ingénieur.
12 novembre 1789
Inauguration du nouveau palais
Inauguration du nouveau palais
12 novembre 1789 (≈ 1789)
Structure du XVIIe partiellement conservée.
1792
Modification de l’écusson royal
Modification de l’écusson royal
1792 (≈ 1792)
Remplacé par une inscription républicaine.
14 mai 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
14 mai 1925 (≈ 1925)
Inscription des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de justice : inscription par arrêté du 14 mai 1925
Personnages clés
| Henri IV - Roi de France et de Navarre |
Commanditaire du palais présidial en 1604. |
| François Bertheau-Duchesne - Ingénieur des ponts et chaussées |
Reconstruit le palais à partir de 1783. |
Origine et histoire
Le Palais de justice de La Rochelle trouve ses origines en 1604, lorsque Henri IV ordonne la construction d’un palais du présidial (ou palais royal) à l’emplacement de l’ancien auditoire royal. Inauguré en 1614, ce premier édifice arbore une façade en brique et pierre, avec sept arcades reposant sur des colonnes ioniques. Un motif décoratif central, orné des armes de France et de Navarre, est surmonté de statues allégoriques représentant la Force et la Justice. L’inscription « Du règne de Henri IVme [...] MDCIV » rappelle son commanditaire.
En 1781, une reconstruction est décidée et confiée à François Bertheau-Duchesne, ingénieur des ponts et chaussées. Les travaux, débutés en 1783, préservent partiellement la structure initiale, notamment un passage et plusieurs portes du XVIIe siècle. Le nouveau palais, inauguré le 12 novembre 1789, voit son écusson royal gratté en 1792 et remplacé par une inscription républicaine : « Temple de la justice sous le règne de la liberté et de l’égalité ». La façade, enrichie de six colonnes corinthiennes, supporte un entablement sculpté de rinceaux.
Classé monument historique en 1925, le bâtiment conserve des vestiges du palais henricien, comme le couloir d’entrée en brique à chaînages de pierre et des portes à fronton brisé. Les prisons, refaites au XIXe siècle, ont depuis cédé la place à des bureaux. L’architecture mêle ainsi héritage royal et adaptations révolutionnaires, témoignant des bouleversements politiques de son époque.