Fief des Guilhems 985 (≈ 985)
Guilhem Ier reçoit Montpellier de Bernard II.
1577
Destruction du château-fort
Destruction du château-fort 1577 (≈ 1577)
Démoli pendant les guerres de Religion.
1629
Installation de la Cour des Comptes
Installation de la Cour des Comptes 1629 (≈ 1629)
Sur les ruines du château médiéval.
1846-1853
Construction du palais actuel
Construction du palais actuel 1846-1853 (≈ 1850)
Œuvre de Charles Abric, style néoclassique.
1994
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1994 (≈ 1994)
Protection du bâtiment et de son mobilier.
1996
Transfert du tribunal judiciaire
Transfert du tribunal judiciaire 1996 (≈ 1996)
Vers la Cité Judiciaire Méditerranée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de Justice (cad. HR 205) : inscription par arrêté du 25 mars 1994
Personnages clés
Guilhem Ier - Seigneur de Montpellier
Reçut le fief en 985.
Charles Abric - Architecte du palais
Conçut le bâtiment entre 1846-1853.
Origine et histoire du Palais de justice
Le palais de justice historique de Montpellier, situé rue Foch dans l’Écusson, est un édifice néoclassique construit entre 1846 et 1853 par l’architecte Charles Abric. Il remplace un ancien palais médiéval, lui-même bâti sur les ruines du château-fort des Guilhems, seigneurs de Montpellier depuis le Xe siècle. Ce site, autrefois forteresse féodale, devint un lieu de justice sous leur domination, avec un bailli rendant les décisions civiles et criminelles, puis une cour seigneuriale. Après la destruction du château en 1577 pendant les guerres de Religion, le terrain accueillit la Cour des Comptes, Aides et Finances en 1629, avant d’abriter le Tribunal révolutionnaire en 1789, puis une cour impériale en 1811.
Au milieu du XIXe siècle, le bâtiment existant, en mauvais état, fut remplacé par le palais actuel. Ce dernier, inscrit aux monuments historiques depuis 1994, conserve des éléments mobiliers protégés, comme des tableaux allégoriques et des fauteuils d’époque. Le palais abrite aujourd’hui la cour d’assises et la cour d’appel, tandis que les autres juridictions (dont le tribunal judiciaire) ont été transférées dans la Cité Judiciaire Méditerranée depuis 1996.
L’histoire du site reflète les évolutions politiques et judiciaires de Montpellier : d’une forteresse seigneuriale médiévale à un symbole du pouvoir royal avec la Cour des Comptes, puis à un édifice judiciaire moderne. La reconstruction du XIXe siècle marqua une rupture architecturale avec le passé médiéval, adoptant un style néoclassique caractéristique des institutions publiques de l’époque. Le palais reste un témoignage de l’héritage judiciaire et urbain de la ville, entre mémoire féodale et fonction contemporaine.