Construction du palais épiscopal 1756-1774 (≈ 1765)
Bâtiment érigé sous Mgr Tinseau.
1770
Réalisation de la grille
Réalisation de la grille 1770 (≈ 1770)
Œuvre de Denis et Boué.
1868
Transfert de la grille
Transfert de la grille 1868 (≈ 1868)
Installée depuis la cathédrale.
1913
Classement de la grille
Classement de la grille 1913 (≈ 1913)
Protection au titre des Monuments Historiques.
1927
Inscription des bâtiments
Inscription des bâtiments 1927 (≈ 1927)
Protection partielle de l’ancien évêché.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grille de la porte d'entrée de la cour d'honneur (provenant de la cathédrale de Nevers) : classement par arrêté du 11 août 1913 ; Bâtiments de l'ancien évêché (cad. B 108) : inscription par arrêté du 14 mai 1927
Personnages clés
Antoine Tinseau - Évêque de Nevers
Commanditaire du palais en 1760.
Denis et Boué - Artisans ferronniers
Auteurs de la grille en 1770.
Origine et histoire du Palais de justice
Le palais de justice de Nevers, initialement nommé « palais épiscopal », fut construit en 1760 à l’initiative de Mgr Antoine Tinseau, évêque de Nevers. Ce bâtiment de style classique, érigé entre 1756 et 1774, se distingue par son avant-corps central orné de trois portes en plein cintre et de fenêtres encadrées d’un ordre ionique. Les armoiries épiscopales, détruites pendant la Révolution, furent remplacées au XIXe siècle par celles de l’évêché. L’inscription actuelle rappelle sa fonction de palais de justice.
La grille d’entrée en fer forgé, classée Monument Historique, fut réalisée en 1770 par les artisans Denis et Boué pour la cathédrale de Nevers. Transférée en 1868, elle orne désormais l’entrée du palais. Dans la cour, une porte Renaissance provenant du château des Bordes à Urzy a été remontée, ajoutant un contraste stylistique à l’ensemble classique. L’édifice, propriété du département, mêle ainsi héritage religieux et fonction judiciaire.
L’architecture du palais reflète la rigueur du XVIIIe siècle, avec un portail monumental et une façade symétrique. Son histoire illustre les transformations des bâtiments ecclésiastiques après la Révolution, passant d’un usage religieux à une vocation civile. Classé partiellement en 1913 et 1927, il témoigne du patrimoine artistique et judiciaire de la Nièvre.