Palais de Justice à Grenoble dans l'Isère

Palais de Justice

  • 38000 Grenoble
Palais de Justice
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Crédit photo : English : This photo has been taken by Matthieu Ri - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1453
Création du Parlement
1521
Boiseries de Paul Jude
1539 et 1562
Agrandissements majeurs
Fin du XVe siècle
Construction initiale
7 juin 1788
Journée des Tuiles
1897
Inauguration extension
2002
Fin activité judiciaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancien palais des Dauphins (partie ancienne du Palais de Justice) : classement par liste de 1889 - Le Palais de Justice (cad. BE 110 à 112) : inscription par arrêté du 6 avril 1992

Personnages clés

Louis XI Roi ayant transformé le Conseil delphinal en cour souveraine.
Paul Jude Artisan ayant réalisé les boiseries de la salle du parlement.
Pierre Bucher Architecte et magistrat ayant contribué à l'extension du palais.
Félix Faure Président ayant inauguré l'extension du palais en 1897.
Francesco Nobilibus Moine franciscain jugé pour sorcellerie au palais.

Origine et histoire

Le palais du Parlement du Dauphiné, situé place Saint-André à Grenoble, est un édifice historique dont la partie la plus ancienne remonte à la fin du XVe siècle. Il a abrité le Parlement du Dauphiné depuis la transformation du Conseil delphinal en cour souveraine par Louis XI en 1453, avant de devenir palais de justice après la Révolution et d'assurer cette fonction jusqu'en 2002. Classé au titre des monuments historiques depuis 1889, il illustre l'importance politique et judiciaire de Grenoble dans l'Ancien Régime. L'architecture rassemble le gothique flamboyant de style Louis XII, des éléments de seconde Renaissance et un décor néorenaissance, tandis que la façade bicolore porte blasons et sculptures animalières. Les parties centrales, commencées vers 1500 sous Louis XII, sont construites en pierre de l'Échaillon et comprennent une absidiole de chapelle ; la salle du parlement conserve des boiseries réalisées par Paul Jude dès 1521. À gauche de la chapelle s'achevait alors le palais, jouxtant une prison dont les détenus demandaient l'aumône par des soupiraux. Le bâtiment a été agrandi en 1539 et 1562 ; l'extension de droite a été réalisée en calcaire gris bleuté du Fontanil avec la contribution de l'architecte et magistrat Pierre Bucher. La décoration intérieure s'est enrichie aux XVIe et XVIIe siècles par des boiseries et armoires sculptées ; sous Louis XIV, plusieurs plafonds décoratifs furent ajoutés. Le salon bleu, ainsi nommé pour ses tapisseries, reste célèbre comme lieu de la Journée des Tuiles du 7 juin 1788, épisode au cours duquel une foule réclama la réouverture du palais et le maintien du Parlement. Attaché au rôle judiciaire et au pouvoir d'opposition du Parlement, l'édifice a vu s'exercer une justice qui prit part aux tensions entre institutions locales et représentants du roi. L'affaire Nobilibus, jugée au palais, illustre la sévérité des procédures d'époque : Francesco Nobilibus, moine franciscain d'origine italienne, fut accusé de sorcellerie en mars 1604, soumis à 230 interrogatoires, détenu plus de deux ans dans la conciergerie, condamné le 14 août 1606 et exécuté place du Breuil (actuelle place Grenette). À la fin du XIXe siècle, un vaste projet de triplement de la surface fut confié aux architectes Daumas et Riondel ; édifié à l'emplacement de l'ancienne prison et le long du quai de l'Isère en pierre de l'Échaillon d'un ocre clair, ce nouveau corps fut inauguré le 4 août 1897 par le président Félix Faure. Après le transfert de l'activité judiciaire au quartier Europole en septembre 2002, le bâtiment, propriété du conseil départemental de l'Isère, est ouvert au public lors des journées du patrimoine et accueille expositions et événements culturels, dont le festival Justice et Cinéma en 2008. En 2020 le département a décidé une rénovation complète, programmée pour 2024 avec un budget de 21 millions d'euros ; le projet de 11 000 m² prévoit la création d'appartements, le transfert du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère et la restauration des tapisseries et boiseries des salles d'audience. Le palais a également servi de décor pour le cinéma, une scène du film Un crime au Paradis de Jean Becker y ayant été tournée en 2000. La photothèque et les documentations rassemblent des vues du palais, le fronton de l'entrée, la cour intérieure, la chapelle des dauphins, le salon bleu, la salle du parlement et la salle des pas perdus.

Liens externes