Crédit photo : Merci d'indiquer cette ligne de crédit près de l'i - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1861
Construction des écuries impériales
Construction des écuries impériales
1861 (≈ 1861)
Commande de Napoléon III à Jacques-Martin Tétaz.
1881
Transfert à la présidence
Transfert à la présidence
1881 (≈ 1881)
Devenu écuries de la République.
1947
Installation de Météo-France
Installation de Météo-France
1947 (≈ 1947)
Office de la météorologie occupe l’aile Est.
30 octobre 2002
Classement monument historique
Classement monument historique
30 octobre 2002 (≈ 2002)
Protection intégrale du palais.
2014
Réforme des logements
Réforme des logements
2014 (≈ 2014)
Instaurations de redevances d’occupation.
2019-2020
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2019-2020 (≈ 2020)
Transfert du restaurant de l’Élysée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le palais en totalité (cad. CO 4) : classement par arrêté du 30 octobre 2002
Personnages clés
| Jacques-Martin Tétaz - Architecte |
Concepteur initial des écuries en 1861. |
| Hector-Martin Lefuel - Architecte |
Acheva les travaux des écuries. |
| Napoléon III - Empereur commanditaire |
Ordonna la construction du palais. |
| François Mitterrand - Président de la République |
Logea sa famille au palais. |
| Anne Pingeot - Occupante notable |
Compagne de Mitterrand logée discrètement. |
| Mazarine Pingeot - Occupante et auteure |
Fille de Mitterrand, a écrit *11 quai Branly*. |
Origine et histoire
Le palais de l’Alma, situé 11 quai Branly dans le 7e arrondissement de Paris, fut construit en 1861 par l’architecte Jacques-Martin Tétaz pour servir d’écuries à Napoléon III. Destiné à abriter 300 chevaux et 130 employés, il remplaçait les anciennes écuries d’Artois et de la rue Montagne. Les travaux, initiés par Tétaz, furent poursuivis par les architectes Frémont et Joly, puis achevés par Hector-Martin Lefuel. Le bâtiment, organisé autour d’une cour centrale, comprenait des remises, une forge, une infirmerie et un manège.
En 1881, après la chute du Second Empire, le palais devint une dépendance de la présidence de la République pour ses écuries. Dès 1888, une partie des locaux fut occupée par le bureau de la météorologie et le service de la statistique, puis par l’Office de la météorologie à partir de 1947. Au XXe siècle, le Conseil supérieur de la magistrature (1952-2011) et divers services présidentiels, comme la galerie des cadeaux officiels, y furent installés. Classé monument historique en 2002, il abrite aujourd’hui des logements de fonction pour les collaborateurs de l’Élysée.
Le palais comprend une soixantaine d’appartements, alloués par le président à des membres du cabinet ou du personnel soumis à des contraintes horaires. Ces logements, autrefois sans cadre légal, furent réformés en 2014 après des critiques de la Cour des comptes. Une redevance d’occupation fut instaurée, et les contrats furent strictement liés à la durée des fonctions. Parmi les occupants notables, Anne Pingeot et sa fille Mazarine y vécurent discrètement pendant la présidence de François Mitterrand.
Entre 2019 et 2020, une rénovation permit d’y transférer des services présidentiels à l’étroit, dont le restaurant administratif de l’Élysée, non conforme aux normes sanitaires. Le palais, contigu au musée du Quai Branly et proche du pont de l’Alma, tire son nom de la bataille de Crimée (1854). Son architecture, organisée autour de cours et jardins, reflète son usage initial d’écuries impériales, avant sa reconversion en lieu de pouvoir républicain.