Frise chronologique
1228-1308
Construction initiale
Construction initiale
1228-1308 (≈ 1268)
Chantier dirigé par Durand de Beaucaire, Bernard II et Bernard III.
1282
Début de la cathédrale Sainte-Cécile
Début de la cathédrale Sainte-Cécile
1282 (≈ 1282)
Inspirée par l’architecture de la Berbie.
1678-1687
Aménagements de Serroni
Aménagements de Serroni
1678-1687 (≈ 1683)
Création des jardins et terrasses.
1862
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1862 (≈ 1862)
Protection de la construction médiévale.
1922
Ouverture du musée Toulouse-Lautrec
Ouverture du musée Toulouse-Lautrec
1922 (≈ 1922)
Installation dans l’ancien palais épiscopal.
2010
Classement UNESCO
Classement UNESCO
2010 (≈ 2010)
Intégration à la cité épiscopale d’Albi.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de l'Archevêché : classement par liste de 1862 ; Décor en stuc de la chapelle Notre-Dame du XVIIIe siècle ; boiseries du salon dit de Berbie ; décor intérieur avec son plafond peint du grand salon dit de Daillon de Lude, du XVIIe siècle ; cheminée et son trumeau de la salle basse voûtée : classement par arrêté du 14 septembre 1965
Personnages clés
| Durand de Beaucaire - Évêque d’Albi (1228-1254) |
Initiateur de la construction du palais. |
| Bernard II de Combret - Évêque d’Albi (1254-1271) |
Transforme le palais en forteresse. |
| Bernard III de Castanet - Évêque d’Albi (1276-1308) |
Renforce les défenses et construit la tour Mage. |
| Louis Ier d’Amboise - Évêque d’Albi (1474-1503) |
Ajoute l’aile Renaissance et modernise. |
| Hyacinthe Serroni - Archevêque d’Albi (1678-1685) |
Crée les jardins à la française. |
| Henri de Toulouse-Lautrec - Peintre (1864-1901) |
Musée dédié dans son palais natal. |
Origine et histoire
Le palais de la Berbie, situé à Albi dans le Tarn, est un ancien château urbain construit entre 1228 et 1308 sous l’épiscopat de Durand de Beaucaire, Bernard II de Combret et Bernard III de Castanet. Initialement conçu comme résidence épiscopale, il devient une forteresse face aux tensions avec la population albigeoise, notamment dans le contexte de l’hérésie cathare. Ses murs en brique foraine, typiques de l’architecture militaire médiévale, en font un édifice unique dans le Midi.
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le palais perd son caractère défensif pour devenir une résidence de prestige. Les évêques Louis Ier d’Amboise et Gaspard de Daillon du Lude y ajoutent des ailes Renaissance et des galeries classiques, tandis que les jardins à la française, aménagés par Hyacinthe Serroni, remplacent l’ancienne cour basse. Après la Révolution, le palais, saisi comme bien national, abrite depuis 1922 le musée Toulouse-Lautrec, dédié au peintre natif d’Albi.
Classé monument historique en 1862, puis au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010, le palais de la Berbie illustre l’évolution architecturale et politique de l’Église albigeoise. Ses intérieurs conservent des décors remarquables, comme les stucs de la chapelle Notre-Dame ou les boiseries du salon de Berbie. Les fouilles récentes ont révélé des pavements médiévaux en terre cuite, témoignages de son faste passé.
Le site, voisin de la cathédrale Sainte-Cécile, forme un ensemble cohérent de brique rouge, symbole du pouvoir épiscopal. Les terrasses et jardins offrent une vue imprenable sur le Tarn et le pont Vieux, intégrés au périmètre classé. Aujourd’hui, le musée y expose la plus grande collection d’œuvres de Toulouse-Lautrec, tout en retraçant l’histoire de la cité épiscopale.
Les transformations successives, des donjons médiévaux aux salons classiques, reflètent les ambitions des évêques d’Albi. La tour Mage, la cour d’honneur et les courtines rappellent son origine militaire, tandis que les aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles en font un lieu de culture. Les découvertes archéologiques, comme les carreaux vernissés, enrichissent la compréhension de sa vie passée.