Frise chronologique
1834
Décision de construction
Décision de construction
1834 (≈ 1834)
La Chambre de commerce vote un nouveau palais.
15 mars 1850
Création de la commission
Création de la commission
15 mars 1850 (≈ 1850)
Étude de l’emplacement par arrêté préfectoral.
26 septembre 1852
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
26 septembre 1852 (≈ 1852)
Cérémonie symbolique par Louis Napoléon Bonaparte.
août 1860
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
août 1860 (≈ 1860)
Fin de la construction principale.
10 septembre 1860
Inauguration officielle
Inauguration officielle
10 septembre 1860 (≈ 1860)
Présence de Napoléon III et Eugénie.
25 août 1944
Incendie pendant la Libération
Incendie pendant la Libération
25 août 1944 (≈ 1944)
Dégâts et perte d’archives.
8 avril 2022
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
8 avril 2022 (≈ 2022)
Protection intégrale du palais.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Palais de la Bourse, en totalité, y compris ses terrasses, escaliers, grilles et candélabres extérieurs, situé 9 La Canebière, selon le plan annexé à l’arrêté avec le bâtiment en rouge et son entourage en rose, sur la parcelle E 28 : inscription par arrêté du 8 avril 2022
Personnages clés
| Pascal Coste - Architecte en chef |
Concepteur du palais et directeur des travaux. |
| Louis Napoléon Bonaparte - Prince Président puis Empereur |
Signe le décret de 1851 et pose la première pierre. |
| Napoléon III - Empereur des Français |
Inaugure le palais en 1860. |
| Sébastien Berteaut - Secrétaire de la Chambre de commerce |
Défend l’emplacement sur la Canebière. |
| Eugène de Mazenod - Évêque de Marseille |
Bénit le palais en 1860. |
| Henry Lepaute - Horloger impérial |
Conçoit l’horloge de la façade. |
Origine et histoire
Le Palais de la Bourse de Marseille, situé sur la Canebière dans le quartier de Belsunce, fut conçu pour répondre aux besoins croissants de la Chambre de commerce locale. Dès 1834, la décision de construire un nouvel édifice fut prise, mais le choix de son emplacement divisa les commerçants. Certains privilégiaient un site près de la mairie, tandis que d’autres, comme Sébastien Berteaut, secrétaire de la Chambre, plaidaient pour une localisation centrale sur la Canebière, jugée plus symbolique pour le commerce marseillais.
Après la Révolution de 1848, une commission d’étude fut créée en 1850 pour valider le projet. L’architecte Pascal Coste, nommé en 1849, proposa un édifice aligné sur la Canebière, face à la place de la République. Le décret d’utilité publique, signé par Louis Napoléon Bonaparte en 1851, permit le lancement des travaux après l’expropriation de 65 immeubles. La première pierre fut posée symboliquement en 1852, mais les travaux ne débutèrent qu’en 1854, confié à l’entrepreneur Louis Rabatu.
La construction rencontra des défis techniques majeurs, notamment des venues d’eau et un sous-sol argileux près de l’ancienne corne du port. Des fondations spéciales, avec des pieux en bois et du béton de pouzzolane, furent nécessaires. Les charpentes métalliques, innovantes pour l’époque, furent réalisées par un spécialiste parisien, Roussel. Malgré ces obstacles, l’édifice fut achevé en 1860 et inauguré par Napoléon III et l’impératrice Eugénie le 10 septembre, marquant un événement politique et économique majeur.
Le palais fut bénit par Mgr Eugène de Mazenod le 25 septembre 1860, mais la date exacte de sa mise en service reste inconnue en raison de la destruction partielle des archives lors d’un incendie en 1944. En 1870, une émeute provoqua la destruction de la statue de Napoléon III dans le hall. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment subit des dégâts lors des combats de 1944 : obus allemands, incendie, et inondations endommagèrent le plafond et l’horloge, remise en marche seulement en 1946.
Aujourd’hui, le Palais de la Bourse abrite toujours la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence (CCI AMP). Il a également accueilli le Musée de la Marine de 1934 à 2019, avant sa fermeture controversée en 2019, puis un restaurant ouvert en 2020. Inscrit aux monuments historiques en avril 2022, il reste un symbole architectural et économique de Marseille, alliant patrimoine et modernité.