Mur défensif romain 308-336 (≈ 322)
Enceinte de l’île de la Cité
629-638
Règne de Dagobert Ier
Règne de Dagobert Ier 629-638 (≈ 634)
Atelier monétaire installé au palais
1242-1248
Construction de la Sainte-Chapelle
Construction de la Sainte-Chapelle 1242-1248 (≈ 1245)
Commandée par Saint Louis pour les reliques
1302-1313
Reconstruction par Philippe IV le Bel
Reconstruction par Philippe IV le Bel 1302-1313 (≈ 1308)
Grand-Salle et extension du palais
1370
Création de la prison de la Conciergerie
Création de la prison de la Conciergerie 1370 (≈ 1370)
Abandon du palais comme résidence royale
1776
Incendie du palais
Incendie du palais 1776 (≈ 1776)
Destruction partielle et reconstruction néoclassique
1793-1795
Période de la Terreur
Période de la Terreur 1793-1795 (≈ 1794)
Tribunal révolutionnaire et exécutions massives
1871
Incendie pendant la Commune
Incendie pendant la Commune 1871 (≈ 1871)
Dégâts majeurs et restaurations ultérieures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Saint Louis - Roi de France (1226-1270)
Commanditaire de la Sainte-Chapelle
Philippe IV le Bel - Roi de France (1285-1314)
Reconstructeur du palais et de la Grand-Salle
Enguerrand de Marigny - Ministre de Philippe IV
Superviseur des travaux du palais
Charles V - Roi de France (1364-1380)
Abandonne le palais comme résidence
Marie-Antoinette - Reine de France (1755-1793)
Prisonnière à la Conciergerie en 1793
Maximilien de Robespierre - Membre du Comité de salut public
Emprisonné puis guillotiné en 1794
Joseph-Louis Duc - Architecte du XIXe siècle
Restauration du palais après 1871
Origine et histoire
Le palais de la Cité, situé sur l’île de la Cité à Paris, fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France du Xe au XIVe siècle. Il abritait également les principales cours de justice, un rôle qu’il conserva jusqu’à l’époque contemporaine. À l’origine, le site était occupé dès l’Antiquité par un castellum romain et une basilique, avant de devenir une forteresse mérovingienne puis carolingienne. Les Capétiens, à partir d’Hugues Capet, en firent leur palais permanent, transformant progressivement l’ancienne citadelle en un complexe administratif et judiciaire.
Au Moyen Âge, le palais connut des agrandissements majeurs sous les règnes de Louis VI, Philippe Auguste, et surtout Saint Louis, qui y fit construire la Sainte-Chapelle (1242-1248) pour abriter les reliques du Christ. Philippe IV le Bel reconstruisit entièrement le palais entre 1302 et 1313, y ajoutant la Grand-Salle, symbole du pouvoir royal, et des espaces dédiés au Parlement. Après l’abandon du palais comme résidence par Charles V en 1360, une partie fut convertie en prison d’État en 1370, donnant naissance à la Conciergerie, tristement célèbre pour son rôle pendant la Révolution française.
La Conciergerie devint sous la Terreur (1793-1795) l’antichambre de la guillotine, où furent emprisonnés des milliers de condamnés, dont Marie-Antoinette et Robespierre. Le Tribunal révolutionnaire y siégeait, et les cachots, comme la salle des Gardes ou la cour des Femmes, reflétaient une hiérarchie carcérale brutale. Après la Révolution, le palais devint définitivement un lieu judiciaire, abritant le Tribunal de Cassation et d’autres institutions. Les incendies du XVIIIe et XIXe siècles (notamment en 1776 et 1871) détruisirent une grande partie des bâtiments médiévaux, mais la Sainte-Chapelle et les tours du quai de l’Horloge subsistent comme témoignages de son passé.
Au XIXe siècle, des restaurations majeures, menées par des architectes comme Joseph-Louis Duc, transformèrent le palais en un ensemble néoclassique et néogothique, tout en préservant certains vestiges. La Conciergerie, classée monument historique, est aujourd’hui ouverte au public et gérée par le Centre des monuments nationaux. Elle permet de découvrir les cellules révolutionnaires, la salle des Gardes, et la chapelle des Girondins, lieux chargés d’histoire où se croisèrent pouvoir royal, justice, et répression.
Les fouilles archéologiques et les sources médiévales (comme les journaux du Trésor sous Philippe IV) ont permis de reconstituer partiellement l’évolution du palais, des remparts gallo-romains aux salles gothiques. Malgré les destructions, le site reste un symbole de la centralisation monarchique et des bouleversements révolutionnaires, où se mêlent architecture sacrée, pouvoir politique, et mémoire carcérale.
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Devenir actuel
De nos jours, une grande partie du site est occupée par le Palais de justice de Paris et l'essentiel des vestiges de ce palais sont constitués par l'ancienne prison de la Conciergerie qui longe le quai de l'Horloge, au nord-est de l'île, ainsi que par la Sainte-Chapelle.