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Palais de Via de Cahors dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine urbain Palais

Palais de Via de Cahors

    Rue des Soubirous46000 Cahors
Propriété de l'Etat
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Palais de Via de Cahors
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1326
Acquisition par Pierre de Via
XVe siècle (vers 1450)
Siège possible de la sénéchaussée
1790
Transformation en prison
1829-1835
Reconstruction partielle
1922
Classement du phare
2012
Fermeture définitive
2019
Nouveaux classements
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancien phare, situé sur un mur dépendant de la prison départementale : classement par arrêté du 7 novembre 1922 - Tour du château du Roi : inscription par arrêté du 21 octobre 1925 - Ancien palais (cad. CD 73) : inscription par arrêté du 7 juin 1996 ; Les parties bâties et non bâties de l'ensemble foncier, en totalité, incluant les murs de clôture intérieurs et extérieurs ainsi que les vestiges archéologiques enfouis, telles que délimitées sur le plan annexé à l'arrêté (cad. CD 73 et 73a) : inscription par arrêté du 25 juin 2019 ; Les parties médiévales du palais de Via, devenu Château du Roi puis maison d'arrêt, à savoir la tour et le bâtiment qui lui est accolé au nord, en totalité, les murs de clôture médiévaux intérieurs et extérieurs, l'ancienne souche de cheminée dite "phare", ainsi que le sol et le sous-sol de cet ensemble immobilier, telles que décrits sur le plan annexé à l'arrêté (cad. CD 73, 73a) : classement par arrêté du 23 décembre 2019

Personnages clés

Pierre de Via - Seigneur et commanditaire Beau-frère du pape Jean XXII, acquéreur en 1326.
Jean XXII - Pape (1316-1334) Oncle de Pierre de Via, lien familial clé.
Arnaud des Près - Ancien propriétaire condamné Biens confisqués pour hérésie albigeoise.
Charles Hector Malo - Architecte départemental Reconstruit la prison (1829-1835).
Charles Gourlier - Inspecteur général Auteur des plans de reconstruction.

Origine et histoire du Palais de Via

Le Palais de Via, initialement appelé château du Roi, fut construit au XIVe siècle à Cahors par Pierre de Via, beau-frère du pape Jean XXII. Ce palais urbain médiéval, édifié en grès de Figeac et brique, devint un symbole du pouvoir royal et épiscopal dans la région. Ses éléments les plus anciens, comme une tour et un bâtiment nord, subsistent malgré des transformations ultérieures. Le site fut acquis par Pierre de Via en 1326 après la confiscation des biens d’Arnaud des Près, condamné pour hérésie albigeoise.

Au XVe siècle, le palais pourrait avoir abrité la sénéchaussée royale, un tribunal régional gérant les affaires du Limousin, du Périgord et du Quercy. Malgré des résistances locales, le roi de France y installa progressivement son autorité, bien que le projet initial de construction d’un bâtiment royal dans la ville ait été bloqué par l’évêque et les consuls au XIVe siècle. La tour octogonale en brique, dite « phare », servait autrefois de repère aux bateliers sur le Lot avant d’être démontée au XXe siècle.

Transformé en prison départementale en 1790, le palais fut partiellement reconstruit entre 1829 et 1835 par l’architecte Charles Hector Malo, s’inspirant des plans de l’inspecteur Gourlier. Il fonctionna comme maison d’arrêt pendant plus de 200 ans, devenant la plus ancienne prison de France avant sa fermeture en 2012. Classé monument historique en 1922 pour son phare (démonté) et en 2019 pour ses parties médiévales, le site conserve des murs de soutènement anciens et des vestiges archéologiques protégés.

L’histoire du palais reflète les tensions entre pouvoir royal, épiscopal et municipal à Cahors. Son évolution, d’un palais seigneurial à une prison, illustre les mutations politiques et judiciaires de la France, de l’Ancien Régime à l’époque contemporaine. Aujourd’hui, le monument, propriété de l’État, suscite des projets de reconversion, comme une transformation en hôtel-restaurant de luxe envisagée par des investisseurs chinois.

Les protections successives (classement de la tour en 1925, inscription du palais en 1996, puis classement partiel en 2019) soulignent sa valeur patrimoniale. Les éléments médiévaux encore visibles, comme la tour en grès et les murs de clôture, témoignent de son importance architecturale et historique dans le Quercy. Le site reste un marqueur du passé judiciaire et seigneurial de Cahors, entre héritage médiéval et adaptations modernes.

Liens externes

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