Fondation de la cathédrale 1272 (≈ 1272)
Cathédrale Saint-Just associée au palais.
1308
Construction du donjon
Construction du donjon 1308 (≈ 1308)
Tour carrée édifiée par Gilles Aycelin.
XIVe siècle (seconde moitié)
Construction du cloître
Construction du cloître XIVe siècle (seconde moitié) (≈ 1450)
Reliant palais et cathédrale sous Pierre de La Jugie.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Protection de l’ensemble architectural.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Archevêché : classement par liste de 1840 ; Ancien immeuble Nègre (cad. B 206p, 207 à 210) : classement par arrêté du 8 juillet 1937
Personnages clés
Gilles Ier Aycelin de Montaigut - Archevêque de Narbonne
Constructeur du donjon en 1308.
Pierre de La Jugie - Archevêque de Narbonne
Bâtisseur du cloître et d’une partie du palais.
Origine et histoire du Palais des archevêques
Le palais des archevêques de Narbonne est un vaste ensemble architectural situé au cœur de la ville, dans le département de l'Aude. Probablement construit sur l’emplacement de l’ancien capitole romain, il constitue, après le palais des papes d’Avignon, l’une des résidences ecclésiastiques les plus imposantes de France. Ses origines remontent au XIIe siècle, mais ses transformations majeures interviennent aux XIVe, XVIIe et XVIIIe siècles.
Le palais est relié à la cathédrale Saint-Just, fondée en 1272, par un cloître érigé sous l’archevêque Pierre de La Jugie dans la seconde moitié du XIVe siècle. La grosse tour carrée, servant de donjon, date de 1308 et fut construite par l’archevêque Gilles Ier Aycelin de Montaigut. Pierre de La Jugie ajoute des bâtiments incluant des tours rondes, des logis et une grande salle, complétant l’ensemble défensif et résidentiel.
Classé monument historique dès 1840, le palais se compose de deux parties distinctes : le Palais Vieux d’origine romane et le Palais Neuf de style gothique. Sa façade, marquée par trois tours carrées des XIIIe et XIVe siècles, abrite depuis le XIXe siècle des institutions publiques, dont la mairie, le musée d’art et d’histoire, et le musée archéologique. L’ensemble symbolise à la fois le pouvoir spirituel des archevêques et leur rôle politique dans la région.
Les sources historiques soulignent son importance stratégique et architecturale, avec des références dans des ouvrages spécialisés comme Le guide du patrimoine Languedoc Roussillon (1996) et Languedoc-Roussillon gothique (2013). Le palais reste un témoignage majeur de l’histoire religieuse et civile de Narbonne, de l’époque médiévale à l’Ancien Régime.
Devenir actuel
Il accueille depuis le xixe siècle la mairie, le musée d'art et d'histoire et le musée archéologique.