Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Période romane, contemporaine des remparts.
1302
Agrandissement par Gaillard de Lamothe
Agrandissement par Gaillard de Lamothe 1302 (≈ 1302)
Lié au pape Clément V.
12 juillet 1886
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protection officielle du palais.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais des Archevêques (ancien) ou Palais Cardinal : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Gaillard de Lamothe - Doyen de Saint-Émilion
Agrandi le palais en 1302.
Clément V - Pape (oncle de Gaillard)
Lien familial avec l’occupant.
Origine et histoire du Palais des archevêques
Le Palais des Archevêques de Saint-Émilion, souvent désigné sous le nom de Palais Cardinal, est un vestige d’une habitation romane enchâssée dans les murailles de la ville. Sa construction semble contemporaine, voire antérieure, à celle des remparts, suggérant une origine liée au seigneur local ou aux abbés de Saint-Émilion. Les éléments architecturaux visibles aujourd’hui, comme les contreforts plats ou les fenêtres géminées ornées de festons, révèlent des ajouts ou modifications sur plusieurs époques, notamment au XIIIe siècle.
En 1302, le monument est associé à Gaillard de Lamothe, premier doyen de l’église de Saint-Émilion et neveu du pape Clément V, qui l’aurait habité et agrandi. Cette période marque un tournant dans son histoire, le liant directement à l’autorité ecclésiastique. Les ouvertures du premier étage, interprétées comme des meurtrières, et les arcatures en plein cintre du soubassement taillé dans le rocher, illustrent son rôle à la fois défensif et résidentiel. Le classement comme Monument Historique en 1886 souligne sa valeur patrimoniale.
L’édifice présente une structure hétéroclite, avec des traces de réaménagements successifs. Le second étage, percé de fenêtres géminées aux chapiteaux décorés de feuilles lancéolées, contraste avec les éléments plus austères des niveaux inférieurs. Bien que son usage initial reste partiellement incertain, son intégration dans l’enceinte fortifiée et ses liens avec les dignitaires religieux en font un symbole du pouvoir spirituel et temporel à Saint-Émilion au Moyen Âge.