Reconstruction du palais début XVe siècle (≈ 1504)
Par Jean Stuart, duc d'Albanie.
12 juillet 1963
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 juillet 1963 (≈ 1963)
Inscription de la porte (arrêté).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte (cad. G 905) : inscription par arrêté du 12 juillet 1963
Personnages clés
Jean Stuart - Duc d'Albanie
Reconstructeur du palais au XVe.
Origine et histoire du Palais des comtes
Le palais des comtes d'Auvergne de Vic-le-Comte, situé dans la commune du même nom, est un édifice emblématique du XVe siècle. Ce monument historique est principalement représenté aujourd'hui par une porche fortifiée, vestige du palais reconstruit au début de ce siècle. La porte, franchie de plein pied, se distingue par une voûte en arc bombé et des aménagements défensifs comme des échancrures pour une herse. Une fenêtre étroite, encadrée de pierre et surmontée d’un linteau mouluré, orne la structure au-dessus de l’arc. Ces détails architecturaux reflètent à la fois une fonction résidentielle et une vocation défensive, typique des constructions seigneuriales de l’époque médiévale tardive.
Au deuxième étage, une grande fenêtre rectangulaire à meneaux, soulignée par un appui saillant et mouluré, domine la façade. Cet étage, en légère saillie, repose sur un arc brisé tracé au-dessus de la fenêtre inférieure. La porte est flanquée de contreforts supportant des tourelles d’angle en encorbellement, renforçant l’aspect imposant et stratégique de l’édifice. Ces éléments, combinés à la licence défensive (herse, contreforts), suggèrent une volonté de marquer le pouvoir comtal tout en assurant la protection du lieu. L’ensemble illustre l’influence des styles architecturaux du XVe siècle, mêlant esthétique gothique et fonctionnalité militaire.
La porte du palais, classée Monument Historique par arrêté du 12 juillet 1963, constitue le seul élément protégé de l’édifice original. Sa construction est attribuée à Jean Stuart, duc d’Albanie, figure clé de la reconstruction du palais au début du XVe siècle. Ce personnage, lié à la noblesse écossaise et française, a marqué l’histoire locale par son rôle dans la rénovation de ce symbole du pouvoir comtal en Auvergne. Aujourd’hui, le vestige offre un témoignage matériel des dynamiques politiques et architecturales de la région à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance.