Frise chronologique
1358
Seigneurie épiscopale
Seigneurie épiscopale
1358 (≈ 1358)
L'évêque de Sarlat devient seigneur d'Issigeac.
vers 1660
Construction du palais
Construction du palais
vers 1660 (≈ 1660)
Bâti par François de Salignac sur d’anciennes fondations.
1681
Séjour de Fénelon
Séjour de Fénelon
1681 (≈ 1681)
L’écrivain et théologien y réside.
5 octobre 1946
Classement MH
Classement MH
5 octobre 1946 (≈ 1946)
Inscrit aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais des Evêques (ancien) (cad. D 106, 109, 110) : inscription par arrêté du 5 octobre 1946
Personnages clés
| François de Salignac - Évêque de Sarlat |
Commanditaire du palais vers 1660. |
| Fénelon - Écrivain et théologien |
Séjourne au palais en 1681. |
| Geoffroy de Vivant - Militaire |
Prend Sarlat, poussant l’évêque à se réfugier à Issigeac. |
Origine et histoire
Le palais des évêques d'Issigeac est un château français situé dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Construit vers 1660 par l'évêque François de Salignac sur d’anciennes fondations, il remplace les anciens remparts du village. Ce monument, appelé Evescat en patois local, servit de résidence d'été aux évêques de Sarlat, qui en étaient seigneurs depuis 1358. Son architecture se caractérise par un corps de logis rectangulaire flanqué de deux pavillons et de tourelles en encorbellement, mêlant brique et pierre.
L’histoire du palais est marquée par des épisodes clés, comme le séjour de Fénelon en 1681 ou son rôle de refuge pour l’évêque après la prise de Sarlat par Geoffroy de Vivant. Inscrit aux monuments historiques depuis 1946, le bâtiment appartient aujourd’hui à la commune d’Issigeac. Actuellement en rénovation grâce à la Fondation du Patrimoine, il témoigne du pouvoir épiscopal en Périgord et de l’architecture civile du XVIIe siècle.
Le palais s’inscrit dans le paysage du Périgord pourpre, une région marquée par son patrimoine religieux et ses châteaux. Sa localisation à l’emplacement des anciens remparts souligne son importance stratégique et symbolique. Les sources, comme le Dictionnaire des châteaux du Périgord de Guy Penaud, confirment son statut de monument emblématique de la Dordogne, ouvert à la visite et parfois utilisé pour des événements culturels.