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Palais épiscopal de Blois dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Palais épiscopal

Palais épiscopal de Blois

  • Pour Saint-Louis
  • 41000 Blois
Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
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Palais épiscopal de Blois
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Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
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Palais épiscopal de Blois
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Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
41000 Blois, Pour Saint-Louis

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1692
Création du diocèse de Blois
1697-1700
Préparation du terrain
1700-1704
Construction du palais
1770
Réaménagement intérieur
1790
Saisie révolutionnaire
1905
Séparation Église-État
1945
Transformation en hôtel de ville
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancien évêché, avec sa cour d'honneur, ses terrasses, ses jardins plantés de tilleuls et de marronniers et la petite rotonde située à l'extrémité de la terrasse principale : classement par arrêté du 25 juin 1930

Personnages clés

Louis XIV - Roi de France Créa le diocèse de Blois en 1692.
David Nicolas Bertier - Premier évêque de Blois Ami de Madame de Maintenon, supervise la construction.
Jacques V Gabriel - Architecte du roi Conçoit le palais et le pont de Blois.
Alexandre de Lauzières-Thémines - Évêque de Blois (1776-1791) Réaménage l’intérieur et crée une bibliothèque.
Henri Grégoire - Évêque constitutionnel Transforme le jardin en promenade publique en 1791.

Origine et histoire du Palais épiscopal

Le palais épiscopal de Blois, situé derrière la cathédrale Saint-Louis, fut construit au début du XVIIIe siècle par l’architecte Jacques V Gabriel, également connu pour le pont central de la ville. Sa création est liée à l’établissement du diocèse de Blois en 1692 par Louis XIV, afin de répondre à la surcharge du diocèse de Chartres et à la persistance de l’influence protestante dans la région. David Nicolas Bertier, premier évêque nommé et proche de Madame de Maintenon, joua un rôle clé dans ce projet.

L’emplacement initial prévu pour la cathédrale était l’église Saint-Laumer (actuelle Saint-Nicolas), mais l’évêque opta finalement pour Saint-Solenne après des négociations avec les moines bénédictins. La construction du palais débuta en 1700, après l’acquisition de terrains et la destruction de plusieurs rues et habitations pour dégager l’espace nécessaire. L’évêque s’y installa officiellement en mars 1704, marquant le début de son utilisation comme résidence épiscopale.

Au XVIIIe siècle, le palais connut plusieurs modifications sous l’impulsion d’évêques successifs, notamment Alexandre de Lauzières-Thémines, qui y installa une collection d’art et une bibliothèque. Ces éléments formèrent plus tard le fonds ancien de la bibliothèque municipale de Blois. Après la Révolution, le palais servit brièvement de préfecture, puis de résidence épiscopale jusqu’en 1905, avant d’être transformé en musée, hôpital pendant la Première Guerre mondiale, et enfin en hôtel de ville après les bombardements de 1940.

L’architecture du palais se distingue par sa façade sud à quatre niveaux, conçue pour rivaliser avec le château de Blois. La façade sur cour, ornée d’un avant-corps central et d’un fronton triangulaire aux armes du premier évêque, fut enrichie ultérieurement par des colonnes ajoutées sous l’épiscopat de Thémines. À l’intérieur, le grand vestibule, les salons et la chapelle reflètent un décor néo-classique, avec des éléments comme des statues, des bustes et des stucs peints en faux marbre.

Les aménagements intérieurs originaux incluaient une orangerie, une salle de billard, et des appartements épiscopaux organisés autour d’un vestibule central. Thémines entreprit un réaménagement ambitieux, créant un salon à l’italienne (aujourd’hui salle des mariages) et une salle à manger décorée de stucs. Ces espaces furent partiellement modifiés au XIXe siècle, notamment lors de la transformation du salon en chapelle après le retour des évêques en 1830.

Le palais, classé monument historique en 1930, illustre les transformations politiques et sociales de la France, passant d’une résidence religieuse à un lieu de pouvoir municipal. Son histoire reflète les bouleversements de la Révolution, la séparation de l’Église et de l’État en 1905, et les adaptations nécessaires pour répondre aux besoins administratifs modernes.

Liens externes

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