Palais épiscopal de Blois dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Palais épiscopal

Palais épiscopal de Blois

  • Pour Saint-Louis
  • 41000 Blois
Palais épiscopal de Blois
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Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
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Palais épiscopal de Blois
Palais épiscopal de Blois
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1700
Début des travaux
1704
Prise de possession
1790
Saisie révolutionnaire
1814
Accueil de Marie-Louise
1830
Restitution à l'évêché
Fin du XVIIIe siècle
Fin des aménagements
1905
Séparation Église-État
1940
Transfert de l'hôtel de ville
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancien évêché, avec sa cour d'honneur, ses terrasses, ses jardins plantés de tilleuls et de marronniers et la petite rotonde située à l'extrémité de la terrasse principale : classement par arrêté du 25 juin 1930

Personnages clés

Jacques-Jules Gabriel Architecte attribué à la conception du palais épiscopal.
Alexandre de Lauzières-Thémines Évêque ayant réalisé d'importants aménagements intérieurs et rassemblé une collection d'art.
Claude Jean-Baptiste Robin Artiste ayant décoré le salon à l'italienne en faux marbre.
Marie-Louise d'Autriche Impératrice ayant séjourné au palais en 1814.

Origine et histoire du Palais épiscopal

L'ancien évêché, attribué à Jacques-Jules Gabriel, date des premières années du XVIIIe siècle et domine la ville depuis deux grandes terrasses. La façade méridionale, qui s'ouvre sur les jardins, est ornée en son centre d'un large fronton ; chaque façade est ainsi ponctuée par un fronton central. L'accès à la cour d'honneur se fait par un portail en plein cintre, encadré de pilastres doriques soutenant une corniche et un fronton, vraisemblablement issu du projet de Gabriel. À l'extrémité de la terrasse se trouve un petit pavillon circulaire coiffé d'un dôme en ardoises disposées en écailles, daté de l'époque Louis XVI. Les travaux du palais ont commencé autour de 1700 et l'évêque a pris possession des lieux en 1704, après des acquisitions foncières et la restructuration d'une partie de la voirie et des murs de la ville pour permettre l'aménagement du palais et de ses jardins. Les murs de soutènement et les terrasses ont été aménagés au cours du XVIIIe siècle, puis les jardins, belvédères et le décor intérieur ont été progressivement complétés, le chantier d'ornementation se poursuivant jusque vers la fin du siècle. L'évêque Alexandre de Lauzières-Thémines fit réaliser d'importants aménagements intérieurs, rassemblant une collection d'art et une bibliothèque ; il fit également exécuter le vaste salon à l'italienne, décoré en faux marbre par Claude Jean-Baptiste Robin. La Révolution entraîna la saisie des bâtiments et des jardins en 1790 et l'installation de la préfecture ; le palais servit ensuite de résidence préfectorale et resta vacant pendant une partie du premier XIXe siècle. En 1814 le palais accueillit l'impératrice Marie‑Louise d'Autriche, puis en 1830 il fut restitué à l'évêché ; les jardins furent alors ouverts comme promenade publique et le salon à l'italienne fut transformé en chapelle. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les jardins furent partiellement dénaturés, un belvédère détruit et une portion du site supprimée lors du percement du boulevard Eugène Riffault. La loi de 1905 entraîna la séparation des biens de l'Église et de l'État ; l'ancien évêché, devenu propriété de la ville, fut aménagé en musée, puis transformé en hôpital pendant la Grande Guerre. Après les destructions des édifices municipaux en juin 1940, l'hôtel de ville fut transféré à l'ancien évêché et les aménagements intérieurs adaptés pour accueillir les services municipaux ; l'appartement épiscopal perdit alors beaucoup de son caractère d'origine. L'organisation intérieure comprenait à l'origine des espaces de service en soubassement (cuisines, offices, celliers), des pièces de réception et de l'appartement épiscopal autour d'un grand vestibule donnant sur la Loire, ainsi qu'une chapelle ouverte sur le fleuve ; plusieurs éléments décoratifs remarquables subsistent, notamment le salon à l'italienne, les dessus-de-porte en stuc peint et l'escalier d'honneur qui relie les niveaux et met en relation l'ancien hôtel de Brisacier intégré au bâtiment. Aujourd'hui, l'ancien évêché abrite la mairie de Blois, témoignant de la superposition des usages publics et privés qui ont marqué son histoire.

Liens externes