Frise chronologique
1640
Début de la construction
Début de la construction
1640 (≈ 1640)
Sur demande de l’évêque Alexandre Bichi.
1789-1799
Période révolutionnaire
Période révolutionnaire
1789-1799 (≈ 1794)
Siège du conseil municipal.
1801
Transformation en palais de justice
Transformation en palais de justice
1801 (≈ 1801)
Nouvelle affectation après la Révolution.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection officielle du bâtiment.
1984
Restauration des fresques
Restauration des fresques
1984 (≈ 1984)
Sauvegarde des œuvres de Romanelli.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais épiscopal (ancien) : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Alexandre Bichi - Évêque de Carpentras |
Commanditaire du palais en 1640. |
| François de Royers de la Valfenière - Architecte |
Auteur des plans du palais. |
| Giovanni Francesco Romanelli - Peintre italien |
Auteur des fresques de la salle des Assises. |
| Urbain VIII - Pape |
Nomma Alexandre Bichi évêque en 1630. |
| Monsieur Barjavel - Historien local |
Alerté sur l’état des fresques au XIXe. |
Origine et histoire
Le Palais épiscopal de Carpentras fut construit à partir de 1640 sous l’impulsion d’Alexandre Bichi, évêque nommé par Urbain VIII. Conçu par François de Royers de la Valfenière, son style italien rappelle les origines du commanditaire. Ce nouveau palais remplaça un édifice médiéval à vocation militaire, marquant une rupture architecturale avec le passé.
Durant la Révolution française, le bâtiment abritait les réunions du conseil municipal. En 1801, il devint un palais de justice, fonction qu’il conserve encore aujourd’hui. Classé monument historique dès 1862, il témoigne de l’importance politique et religieuse de Carpentras, ancienne capitale du Comtat Venaissin.
La salle des Assises, ancienne salle des États du Comtat, est ornée d’une frise attribuée à Giovanni Francesco Romanelli (1610–1662), artiste italien protégé par le cardinal Bichi. Ces fresques, restaurées en 1984 après des dégâts liés à des infiltrations, illustrent le faste décoratif du XVIIe siècle. Leur sauvegarde fut déjà réclamée un siècle plus tôt par l’historien local Barjavel, alertant sur leur dégradation.
Le palais allie ainsi héritage religieux, pouvoir judiciaire et patrimoine artistique. Ses décors intérieurs, notamment les peintures de Romanelli, reflètent l’influence italienne dans la Provence du Grand Siècle, tandis que sa façade imposante domine la place Charles de Gaulle à Carpentras.