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Palais épiscopal de Marseille à Marseille 2ème dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Palais épiscopal

Palais épiscopal de Marseille

    Rue du Commissaire-Divisionnaire-Antoine-Becker
    13002 Marseille 2ème
Palais épiscopal de Marseille
Palais épiscopal de Marseille

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Ve siècle
Mosaïque paléochrétienne
1337
Agrandissement médiéval
1524
Destruction du palais
1621
Concession royale
1648
Début des travaux
1736
Embellissement par Belsunce
1822
Restitution à l’évêché
1906
Expulsion de Mgr Andrieu
1908
Installation de la police
1950
Extension moderne
7 septembre 1978
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean Gasc - Évêque de Marseille Agrandit le palais médiéval en 1337.
Arthur d’Épinay de Saint-Luc - Évêque de Marseille Obtint le terrain royal en 1621.
Étienne de Puget - Évêque de Marseille Lança les travaux en 1647-1648.
Toussaint de Forbin-Janson - Évêque de Marseille Termina la construction du palais.
Henri de Belsunce - Évêque de Marseille Embellit le palais en 1736.
Pierre Paulin Andrieu - Archevêque de Marseille Expulsé en 1906 après la loi.
Henry Espérandieu - Architecte Remania le palais au XIXe siècle.
René Egger - Architecte Conçut l’extension moderne en 1950.

Origine et histoire

Le Palais épiscopal de Marseille, situé rue du Commissaire-Divisionnaire-Antoine-Becker dans le 2e arrondissement, fut construit à partir de 1648 sous l’impulsion des évêques Étienne de Puget et Toussaint de Forbin-Janson. Ce bâtiment, dont les façades et toitures sont protégées depuis 1978, remplace plusieurs palais épiscopaux antérieurs, dont un édifice paléochrétien du Ve siècle révélé par une mosaïque découverte en 2008 près de la cathédrale de la Major. Cette mosaïque, ornée de paons et d’acanthes, symbolisait le prestige de l’évêque marseillais face à ses pairs d’Arles ou d’Aix-en-Provence.

Au Moyen Âge, le palais épiscopal se trouvait près des remparts, intégrant une tour dite « juive » et agrandi en 1337 par l’évêque Jean Gasc. Détruit en 1524 lors d’une attaque impériale, il fut remplacé par des résidences privées jusqu’à ce que l’évêque Arthur d’Épinay de Saint-Luc obtienne en 1621 un terrain royal pour un nouveau palais. Les travaux, financés par la cession de la juridiction de Saint-Marcel à Marseille, s’achevèrent sous Toussaint de Forbin-Janson. Le palais fut embelli en 1736 par Mgr Henri de Belsunce, avant d’être confisqué à la Révolution.

Devenu bien national, le palais fut rendu à l’évêché en 1822 après des réparations coûteuses. La loi de 1905 entraîna l’expulsion de Mgr Andrieu en 1906, et dès 1908, la Police nationale s’y installa. En 1950, un bâtiment moderne conçu par René Egger fut adjoint pour répondre aux besoins croissants des services policiers. Aujourd’hui encore surnommé « l’Évêché », il abrite le commissariat central de Marseille, bien que sa vétusté puisse entraîner un déménagement dans les années 2020.

L’architecture du palais allie un corps central du XVIIe siècle, remanié au XIXe siècle par Henry Espérandieu lors de la construction de la cathédrale de la Major, et une extension moderne. Le portail monumental à fronton cintré, les cours anglaises et les façades traitées en épaisseur avec entre-colonnements reflètent son évolution stylistique. Classé pour ses éléments extérieurs, il témoigne des transformations urbaines et politiques de Marseille, de l’Ancien Régime à nos jours.

Liens externes