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Palais épiscopal de Montpellier dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine religieux Palais épiscopal

Palais épiscopal de Montpellier

  • 22 Rue Lallemand
  • 34000 Montpellier
Palais épiscopal de Montpellier
Palais épiscopal de Montpellier
Palais épiscopal de Montpellier
Palais épiscopal de Montpellier
Palais épiscopal de Montpellier
Crédit photo : Albertvillanovadelmoral - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
34000 Montpellier, 22 Rue Lallemand

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1536
Installation de l'évêché
1795
Réaffectation révolutionnaire
1801
Concordat
1905
Loi de séparation
1912-1919
Construction du palais actuel
2008
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures sur rues et sur cour, la cour d'honneur avec son jardin et sa clôture, la chapelle, le grand escalier, les salons et la salle à manger du rez-de-chaussée, la bibliothèque et les galeries - corridors qui les desservent (à l'exception de la maison accolée en retour rue Pradel) (cad. BY 123) : inscription par arrêté du 20 août 2008

Personnages clés

Anatole de Cabrières - Évêque de Montpellier Commanditaire du palais au XXe siècle.
Henri Nodet - Architecte en chef Concepteur du palais néo-classique.

Origine et histoire du Palais épiscopal

Le palais épiscopal de Montpellier trouve ses origines dans l’histoire mouvementée de l’Église locale. En 1536, l’évêché s’installe dans l’ancien monastère bénédictin Saint-Germain-Saint-Benoît, dont l’église abbatiale devient la cathédrale Saint-Pierre. La Révolution française de 1789 exproprie ces biens, et le bâtiment abrite dès 1795 la Faculté de médecine. Le Concordat de 1801 permet à l’évêché de récupérer des locaux, mais ceux-ci, construits à cette époque, sont détruits en 1936 pour laisser place à la Faculté de lettres.

La loi de séparation des Églises et de l’État en 1905 contraint l’évêché à quitter ses locaux « concordataires ». L’évêque Anatole de Cabrières lance alors la construction d’un nouveau palais, confié à l’architecte Henri Nodet, spécialiste des monuments historiques. Les travaux s’étalent de 1912 à 1919, dans un style néo-classique inspiré du XVIIIe siècle. Le palais, partiellement classé en 2008, illustre l’adaptation de l’Église aux bouleversements politiques du XXe siècle.

L’édifice s’intègre dans le quartier épiscopal historique de Montpellier, mêlant héritage médiéval et modernité. Après le transfert des services diocésains en 2013, une partie du bâtiment est envisagée pour accueillir un musée d’Art et d’Histoire. Son architecture historiciste, fidèle aux canons du XVIIIe siècle, en fait un témoignage remarquable des reconstructions religieuses post-séparation.

Les éléments protégés depuis 2008 incluent les façades, la chapelle, le grand escalier, ainsi que des salons et la bibliothèque. Ces espaces reflètent le faste épiscopal tout en s’inscrivant dans une démarche patrimoniale. La cour d’honneur, avec son jardin, rappelle les palais privés du siècle des Lumières, soulignant la volonté de prestige malgré un contexte politique défavorable.

Liens externes

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