Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Palais épiscopal de Rodez dans l'Aveyron

Patrimoine classé Patrimoine religieux Palais épiscopal

Palais épiscopal de Rodez

  • 1 Rue Frayssinous
  • 12000 Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Palais épiscopal de Rodez
Crédit photo : Don-vip - Sous licence Creative Commons
Propriété du département
12000 Rodez, 1 Rue Frayssinous

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1474
Destruction de l'ancien palais
1589
Révolte et destruction partielle
1684–1694
Reconstruction du palais actuel
1799
Devenu préfecture
1822
Restitution à l'évêché
1871–1875
Modifications par Bourret
1942 et 2017
Classements monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parties suivantes de l'évêché, tel que délimité en rouge et bleu sur le plan annexé à l'arrêté : les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments composant l'évêché avec l'escalier extérieur ; en totalité, le bureau de l'évêque, les deux salons d'honneur et la salle à manger, l'escalier XVIIIe siècle et sa cage ; en totalité, la tour Corbières et la tour carrée dite d'Estaing avec le portail d'entrée ; le rempart ; la cour et le jardin avec le sol et le sous-sol de la parcelle 203 (cad. AB 203) : inscription par arrêté du 20 février 2017.

Personnages clés

Bertrand de Chalençon - Évêque de Rodez (XVe siècle) Ordonna destruction du palais en 1474.
François d'Estaing - Évêque successeur Fit bâtir la tour d'Estaing.
François de Corneilhan - Évêque controversé (XVIe siècle) Provoqua révolte en 1589.
Paul-Louis-Philippe de Lezay de Lusignan - Évêque reconstructeur (1684–1694) Commanda le palais actuel.
Joseph Bourret - Cardinal (XIXe siècle) Modifia le palais entre 1871–1875.
Joseph Pougeol - Peintre (XVIIe siècle) Auteur de l'allégorie de Louis XIV.

Origine et histoire du Palais épiscopal

Le palais épiscopal de Rodez trouve ses origines au XVe siècle, lorsque l’ancien édifice, situé entre la cathédrale et les remparts, fut détruit en 1474 par l’évêque Bertrand de Chalençon pour permettre l’achèvement de la nef. Un nouveau palais fut construit au nord de la cathédrale, intégrant des éléments défensifs comme la tour de Corbières (1443) et la tour d’Estaing, édifiée sous François d’Estaing. Ces premières structures reflétaient les tensions urbaines et les besoins de protection de l’époque.

En 1589, le palais fut partiellement détruit par la population ruthénoise en révolte contre l’évêque François de Corneilhan, accusé de vouloir ouvrir la ville aux Ligueurs. Malgré cette destruction, Corneilhan fit construire la terrasse sur arcade le long du boulevard d’Estourmel. Le palais resta en ruines jusqu’au XVIIe siècle, période durant laquelle les évêques logeaient chez des particuliers. Ce n’est qu’en 1684 que Paul-Louis-Philippe de Lezay de Lusignan entreprit la reconstruction du palais actuel, achevé en 1694 dans un style Louis XIII.

Le palais connut des usages variés : vendu comme bien national pendant la Révolution, il devint préfecture en 1799, puis siège du Conseil général en 1811. Rendu à l’évêché en 1822 après la restauration du diocèse, il fut modifié entre 1871 et 1875 par le cardinal Joseph Bourret, qui rehaussa le bâtiment central et ajoutait deux pavillons. Classé partiellement aux monuments historiques en 1942, puis en 2017 pour des éléments supplémentaires, il illustre les transformations politiques et architecturales du Rouergue.

Parmi les éléments remarquables, on note le plafond du salon d’honneur, orné en 1699 d’une allégorie glorifiant Louis XIV par Joseph Pougeol, ainsi que la tour Corbières, utilisée comme prison sous la Révolution. Le palais incarne ainsi à la fois le pouvoir épiscopal, les conflits locaux (comme la révolte de 1589) et les adaptations successives aux régimes politiques, de l’Ancien Régime à la Troisième République.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours