Frise chronologique
1317
Création du diocèse
Création du diocèse
1317 (≈ 1317)
Démembrement du diocèse de Toulouse.
XVe siècle
Restauration du palais
Restauration du palais
XVe siècle (≈ 1550)
Réhabilitation après une période de ruine.
Fin XVIe siècle
Abandon de l'évêché
Abandon de l'évêché
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Lieu laissé à l'abandon avant la Révolution.
1767
Modification intérieure
Modification intérieure
1767 (≈ 1767)
Arcs diaphragmes datés de cette année.
17 mars 1943
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
17 mars 1943 (≈ 1943)
Protection partielle du château et du parc.
18 juillet 2007
Classement aux Monuments Historiques
Classement aux Monuments Historiques
18 juillet 2007 (≈ 2007)
Protection totale du palais et de son parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château et son parc, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 17 mars 1943 - L'ancien palais épiscopal, ainsi que son parc et ses murs de clôture (cad. D 244, 1146, 247 à 254, 1178) : classement par arrêté du 18 juillet 2007
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
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Origine et histoire
Le palais épiscopal de Saint-Papoul, situé dans le département de l'Aude en région Occitanie, est un édifice dont les origines remontent au XIVe siècle. Il fut construit à la suite de la création du diocèse de Saint-Papoul en 1317, par démembrement de celui de Toulouse. Ce palais, initialement intégré à un ensemble abbatial, fut restauré au XVe siècle après une période de ruine, puis profondément remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Au XVe siècle, l'ensemble des bâtiments de l'abbaye, y compris le palais épiscopal, fut restauré après avoir été laissé en ruine. Cependant, dès la seconde moitié du XVIe siècle, l'évêché fut abandonné, avant d'être supprimé lors de la Révolution française. À cette époque, l'église devint paroissiale et le palais fut vendu. Le bâtiment actuel cache en réalité un édifice plus ancien, datant des XIVe et XVe siècles, dont subsistent des vestiges comme des meurtrières, des fenêtres flamboyantes et des ouvertures murées.
Les transformations majeures eurent lieu aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec l'ajout de deux corps de bâtiments sur cour, destinées à faciliter la circulation entre les différents niveaux. La résidence épiscopale se concentrait alors sur les ailes sud et ouest. Le grand corps de bâtiment sud, construit à la fin du XVIIIe siècle, marque une rupture avec le palais médiéval. Il se compose d'un corps central encadré par deux ailes latérales et abrite des salles de réception et des chambres richement décorées de gypseries, de cheminées en marbre et de lambris.
Le palais épiscopal fut inscrit au titre des monuments historiques en 1943, puis classé en 2007. Aujourd'hui, il appartient à une association et conserve des éléments protégés, incluant le château, son parc et ses murs de clôture. Son architecture reflète ainsi plusieurs siècles d'histoire, mêlant héritage gothique et aménagements classiques, tout en témoignant des évolutions politiques et religieuses de la région.