Palais épiscopal de Saint-Papoul dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine religieux Palais épiscopal

Palais épiscopal de Saint-Papoul

  • Place Monseigneur-de-Langle
  • 11400 Saint-Papoul
Crédit photo : Rbeaud - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Restauration majeure
XVIIe siècle
Abandon et remaniement
1767
Modifications intérieures
Fin du XVIIIe siècle
Ajout du corps sud
1943
Inscription historique
2007
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château et son parc, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 17 mars 1943 - L'ancien palais épiscopal, ainsi que son parc et ses murs de clôture (cad. D 244, 1146, 247 à 254, 1178) : classement par arrêté du 18 juillet 2007

Origine et histoire du Palais épiscopal

Ancien palais épiscopal, ancien château puis foyer pour enfants à caractère social, le bâtiment se situe à Saint-Papoul (Aude). Le diocèse a été créé en 1317 par démembrement de celui de Toulouse. Au XVe siècle, l'ensemble des bâtiments de l'abbaye, y compris le palais épiscopal alors en ruine, a été restauré. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, l'évêché fut laissé à l'abandon. Supprimé à la Révolution, le diocèse disparaît ; l'église devient paroissiale et le palais est vendu. Le palais forme une entité indépendante, située au sud des bâtiments conventuels et de l'église, et s'appuie sur la galerie méridionale du cloître. Il occupe un ancien bâtiment conventuel reconstruit à l'époque gothique (ancien réfectoire-dortoir), à l'instar de la salle capitulaire. Les niveaux et la distribution intérieure ont été remaniés ; le rez-de-chaussée est rythmé par quatre arcs diaphragmes aux claveaux appareillés portant la date 1767. Le palais moderne masque des parties plus anciennes des XIVe-XVe siècles, dont subsistent de nombreux vestiges : meurtrière, fenêtre flamboyante et ouvertures murées. Trois vestiges de tours circulaires marquaient les angles de la bâtisse. À l'époque moderne, deux corps de bâtiments furent ajoutés sur cour pour assurer la circulation entre les différents niveaux, et la résidence se concentra sur les ailes sud et ouest. Le grand corps sud, construit en dernier à la fin du XVIIIe siècle, tourne le dos au palais médiéval et possède une certaine autonomie, avec un corps central encadré par deux ailes latérales peu saillantes. À l'intérieur, les salles de réception et les chambres présentent des décors de gypseries, des cheminées en marbre et des lambris. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1943 puis classé en 2007.

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