Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification du palais épiscopal et vestiges gothiques.
XVe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure XVe siècle (≈ 1550)
Restauration des bâtiments de l'abbaye et du palais épiscopal.
XVIIe siècle
Abandon et remaniement
Abandon et remaniement XVIIe siècle (≈ 1750)
L'évêché est laissé à l'abandon et des remaniements sont effectués.
1767
Modifications intérieures
Modifications intérieures 1767 (≈ 1767)
Remaniement des niveaux intérieurs et ajout d'arcs diaphragmes.
Fin du XVIIIe siècle
Ajout du corps sud
Ajout du corps sud Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Construction du grand corps sud, tournant le dos au palais médiéval.
1943
Inscription historique
Inscription historique 1943 (≈ 1943)
Le palais est inscrit au titre des monuments historiques.
2007
Classement historique
Classement historique 2007 (≈ 2007)
Le palais est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château et son parc, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 17 mars 1943 - L'ancien palais épiscopal, ainsi que son parc et ses murs de clôture (cad. D 244, 1146, 247 à 254, 1178) : classement par arrêté du 18 juillet 2007
Origine et histoire du Palais épiscopal
Ancien palais épiscopal, ancien château puis foyer pour enfants à caractère social, le bâtiment se situe à Saint-Papoul (Aude). Le diocèse a été créé en 1317 par démembrement de celui de Toulouse. Au XVe siècle, l'ensemble des bâtiments de l'abbaye, y compris le palais épiscopal alors en ruine, a été restauré. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, l'évêché fut laissé à l'abandon. Supprimé à la Révolution, le diocèse disparaît ; l'église devient paroissiale et le palais est vendu. Le palais forme une entité indépendante, située au sud des bâtiments conventuels et de l'église, et s'appuie sur la galerie méridionale du cloître. Il occupe un ancien bâtiment conventuel reconstruit à l'époque gothique (ancien réfectoire-dortoir), à l'instar de la salle capitulaire. Les niveaux et la distribution intérieure ont été remaniés ; le rez-de-chaussée est rythmé par quatre arcs diaphragmes aux claveaux appareillés portant la date 1767. Le palais moderne masque des parties plus anciennes des XIVe-XVe siècles, dont subsistent de nombreux vestiges : meurtrière, fenêtre flamboyante et ouvertures murées. Trois vestiges de tours circulaires marquaient les angles de la bâtisse. À l'époque moderne, deux corps de bâtiments furent ajoutés sur cour pour assurer la circulation entre les différents niveaux, et la résidence se concentra sur les ailes sud et ouest. Le grand corps sud, construit en dernier à la fin du XVIIIe siècle, tourne le dos au palais médiéval et possède une certaine autonomie, avec un corps central encadré par deux ailes latérales peu saillantes. À l'intérieur, les salles de réception et les chambres présentent des décors de gypseries, des cheminées en marbre et des lambris. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1943 puis classé en 2007.