Frise chronologique
1706
Construction de l'aile est
Construction de l'aile est
1706 (≈ 1706)
Début des travaux sous l’évêque de la Bourdonnaye.
1750
Construction de l'aile sud
Construction de l'aile sud
1750 (≈ 1750)
Ajout symétrique sous Gouyon de Vaudurand.
1790 (environ)
Suppression de l'évêché
Suppression de l'évêché
1790 (environ) (≈ 1790)
Transformation en hôtel de ville post-Révolution.
5 novembre 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
5 novembre 1997 (≈ 1997)
Protection des façades, toitures et escaliers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des deux ailes ; les trois escaliers ; les pièces constituant l'étage de l'aile est de l'ancien évêché (cad. AM 138) : inscription par arrêté du 5 novembre 1997
Personnages clés
| Monseigneur de la Bourdonnaye - Évêque de Léon |
Commanditaire de l’aile est en 1706. |
| Gouyon de Vaudurand - Évêque de Léon (à partir de 1745) |
Commanditaire de l’aile sud en 1750. |
Origine et histoire
Le palais épiscopal de Saint-Pol-de-Léon fut construit au XVIIIe siècle pour remplacer un édifice détruit par un incendie en début de siècle. Dès 1706, l’évêque de la Bourdonnaye lance la construction de l’aile est, marquée par un décor somptueux : escalier monumental (orné d’une œuvre issue des Tuileries), lambris et cheminées. Ce projet s’inscrit dans une volonté des évêques de Léon de moderniser leur cité, comme aux siècles précédents.
En 1750, l’évêque Gouyon de Vaudurand, en poste depuis 1745, ajoute l’aile sud, symétrique à la première. Après la Révolution et la suppression de l’évêché, le palais devient l’hôtel de ville. Les restaurations des XIXe et XXe siècles ont préservé son caractère historique, notamment les éléments protégés en 1997 : façades, toitures, escaliers et pièces de l’aile est.
L’édifice illustre les techniques de construction introduites par les ingénieurs en Bretagne au XVIIIe siècle. Son histoire reflète aussi les bouleversements politiques et religieux de la région, depuis son rôle épiscopal jusqu’à sa fonction municipale actuelle. Les décors intérieurs, comme l’escalier monumental, témoignent du faste des prélats léonnais avant la Révolution.
Aujourd’hui propriété de la commune, le palais conserve des traces de son passé épiscopal, tout en s’adaptant à des usages contemporains. Son inscription aux Monuments Historiques en 1997 souligne sa valeur patrimoniale, liée à l’architecture religieuse et civile bretonne.