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Palais Hongran à Nice dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé Patrimoine urbain Immeuble

Palais Hongran à Nice

    2 Rue Saint-François-de-Paule
    06300 Nice
Propriété privée
Palais Hongran à Nice
Palais Hongran à Nice
Palais Hongran à Nice
Palais Hongran à Nice
Palais Hongran à Nice
Palais Hongran à Nice
Palais Hongran à Nice
Crédit photo : Miniwark - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1706
Destruction des remparts
1760
Achat du terrain
1765
Mort de Joseph-Antoine Hongran
1769-1772
Construction du palais
1772
Acquisition du titre de comte
1796
Séjour de Napoléon Bonaparte
1838
Ouverture bibliothèque et musée
1897
Fréquentation par Apollinaire
2010
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toiture ; hall d'entrée ; grand escalier et sa cage, en totalité, avec son décor peint et tous ses équipements ; appartement du quatrième étage ouest, en totalité, avec tous ses éléments et ses décors (cad. KS 218) : inscription par arrêté du 2 décembre 2010

Personnages clés

Joseph-Antoine Hongran - Notaire et commerçant Acheteur du terrain en 1760.
Joseph-François Hongran - Comte de Fiano Commanditaire du palais, ruiné en 1782.
Napoléon Bonaparte - Général de l’Armée d’Italie Séjourna au palais en 1796.
Guillaume Apollinaire - Poète et écrivain Étudia dans la bibliothèque en 1897.
Maurice Pillard-Verneuil - Peintre décorateur Auteur des décors Art Nouveau.

Origine et histoire

Le palais Hongran de Fiano, construit entre 1769 et 1772 à Nice, est un immeuble de rapport commandé par la famille des comtes de Hongran, originaire de Saint-Sauveur-sur-Tinée. Il s’élève dans le quartier Vila nova, né de l’extension urbaine vers l’embouchure du Paillon après la destruction des remparts en 1706. Joseph-Antoine Hongran, notaire et commerçant, acquiert le terrain en 1760, mais les travaux débutent seulement après sa mort en 1765, sous l’impulsion de son fils Joseph-François, qui y ajoute le titre de comte de Fiano en 1772. L’édifice se distingue par sa cage d’escalier monumentale, ses plafonds rampants et, plus tard, des décors peints Art Nouveau attribués à Maurice Pillard-Verneuil.

Confisqué pendant la Révolution, le palais accueille brièvement Napoléon Bonaparte du 26 mars au 2 avril 1796, alors qu’il commande l’Armée d’Italie. Au XIXe siècle, il abrite une bibliothèque municipale et un musée, fréquentés par Guillaume Apollinaire en 1897 lors de sa préparation au baccalauréat. L’auteur y étudie l’Histoire de la Provence de Nostradamus, évoquant ce lieu comme un refuge loin de l’agitation carnavalesque niçoise. Le monument, classé en 2010, conserve aujourd’hui des éléments rares comme des huisseries anciennes, des tommettes et dix-sept dessus de porte peints.

L’architecture du palais reflète son double héritage : un escalier du XVIIIe siècle d’une ampleur exceptionnelle pour Nice, et des décors intérieurs du XXe siècle, notamment dans l’appartement du 4e étage ouest, préservé en totalité. La façade et la toiture, ainsi que le hall et le grand escalier avec son décor peint, sont protégés depuis l’inscription aux Monuments Historiques. Le bâtiment illustre aussi les mutations sociales de Nice, passant d’une résidence aristocratique à un lieu culturel, puis à un immeuble de logements marqué par l’histoire politique et littéraire.

Liens externes