54410 Laneuveville-devant-Nancy, Rue Lucien Galtier
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1914
Fondation de la papeterie
Fondation de la papeterie 1914 (≈ 1914)
Création dans une zone industrialisée depuis 1877
1946-1949
Modernisation Plan Marshall
Modernisation Plan Marshall 1946-1949 (≈ 1948)
Construction de la chaufferie en béton armé
1980
Fermeture de l'usine
Fermeture de l'usine 1980 (≈ 1980)
Arrêt définitif de la production
17 février 2012
Classement monument historique
Classement monument historique 17 février 2012 (≈ 2012)
Protection des façades et structures emblématiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades, les toitures, les structures et le portique de la chaufferie centrale thermique (cad. AC 512) : inscription par arrêté du 17 février 2012
Origine et histoire de la Papeterie
La papeterie de la Rochette, située à Laneuveville-devant-Nancy dans le département de Meurthe-et-Moselle, fut fondée en 1914 dans une zone déjà industrialisée depuis 1877. Son architecture inclut une halle aux façades marquées par une résille de baies à claustra, divisée en quatre travées. Ce site illustre l’industrialisation précoce de la région, avec des infrastructures adaptées à la production de papier et de carton.
Entre 1946 et 1949, dans le cadre du Plan Marshall, la papeterie bénéficia de modernisations majeures, notamment avec la construction d’une chaufferie-centrale thermique en béton armé. Cet édifice, couvert d’une toiture en voile de béton, produisait électricité et chauffage pour les machines et les chaînes de séchage. Il symbolise l’adaptation des industries françaises aux technologies d’après-guerre.
L’usine cessa son activité en 1980, mais ses éléments emblématiques — façades, toitures, structures et portique de la chaufferie — furent inscrits aux monuments historiques par arrêté du 17 février 2012. Ce classement souligne la valeur patrimoniale d’un site témoin de l’histoire industrielle lorraine, alliant héritage architectural et mémoire technique.
Le site se compose aujourd’hui de deux ateliers masquant une travée de production, prolongés par deux travées de conditionnement. La chaufferie, cœur énergétique de l’usine, reste un exemple remarquable d’ingénierie industrielle du XXe siècle, associant fonctionnalité et innovation constructive en béton armé.