Frise chronologique
1802
Construction du théâtre Latin
Construction du théâtre Latin
1802 (≈ 1802)
Commandé par Napoléon Bonaparte, inauguré en 1803.
1870
Destruction par incendie
Destruction par incendie
1870 (≈ 1870)
Pendant la guerre franco-prussienne, siège de Paris.
20 janvier 1889
Inauguration du Paradis Latin
Inauguration du Paradis Latin
20 janvier 1889 (≈ 1889)
Reconstruit par Gustave Eiffel pour l'Exposition universelle.
1977
Réouverture après restauration
Réouverture après restauration
1977 (≈ 1977)
Première revue : *Paris Paradis* de Jean-Marie Rivière.
2018
Rachat par Walter Butler
Rachat par Walter Butler
2018 (≈ 2018)
Transition vers une nouvelle ère de gestion.
2019
Création de *L'Oiseau Paradis*
Création de *L'Oiseau Paradis*
2019 (≈ 2019)
Revue pour les 130 ans, chorégraphiée par Kamel Ouali.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Napoléon Bonaparte - Premier consul |
Commanditaire du théâtre Latin en 1802. |
| Gustave Eiffel - Ingénieur et reconstructeur |
Rebâtit le Paradis Latin en 1887-1889. |
| Yvette Guilbert - Chanteuse et vedette |
Héroïne de *La Mandragore* en 1889. |
| Jean Kriegel - Promoteur et restaurateur |
Relance le cabaret en 1977 selon les plans d’Eiffel. |
| Jean-Marie Rivière - Directeur artistique |
Créateur de la première revue moderne en 1977. |
| Kamel Ouali - Chorégraphe |
Auteur de *L'Oiseau Paradis* (2019). |
| Walter Butler - Investisseur actuel |
Propriétaire depuis le rachat en 2018. |
Origine et histoire
Le Paradis Latin trouve ses origines en 1802, lorsque Napoléon Bonaparte fait édifier le théâtre Latin rue des Fossés-Saint-Victor, inauguré en 1803. Ce lieu devient rapidement un carrefour culturel où se mêlent artistes, écrivains comme Balzac ou Dumas, et personnalités politiques. Détruit par un incendie en 1870 pendant le siège de Paris par les Prussiens, ses ruines restent visibles pendant 17 ans avant sa reconstruction.
En 1887, Gustave Eiffel reconstruit le théâtre pour l'Exposition universelle de 1889, le rebaptisant Paradis Latin. La salle, inaugurée en janvier 1889, innove en intégrant acrobates et numéros variés, posant les bases du music-hall français. Malgré son succès initial, le cabaret ferme en 1894, ne survivant que par sa brasserie jusqu’en 1903, avant de devenir un entrepôt puis un atelier de faïencerie au XXe siècle.
En 1973, le promoteur Jean Kriegel redécouvre la salle lors de travaux et décide de la restaurer selon les plans d’Eiffel. Réouvert en 1977 avec la revue Paris Paradis, le cabaret retrouve son prestige. Depuis, il propose des dîners-spectacles, des revues comme L’Oiseau Paradis (2019), et abrite une cave à vin exceptionnelle. Racheté en 2018 par Walter Butler, il reste un symbole des nuits parisiennes, alliant patrimoine et modernité.
Le Paradis Latin est aussi marqué par des faits divers, comme la rencontre des criminels Thierry Paulin et Jean-Thierry Mathurin dans les années 1980. Son histoire reflète les évolutions culturelles de Paris, du théâtre classique au music-hall, en passant par des périodes d’abandon et de renaissance.