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Propriété de la commune
56290 Port-Louis, Rue de l'Hôpital
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1773
Plantation des arbres
Plantation des arbres 1773 (≈ 1773)
Arbres plantés par Louis Lazare d'Ajot autour du site.
1848
Construction du parc
Construction du parc 1848 (≈ 1848)
Édification sur terrain cédé à l’autorité militaire.
21 mai 1999
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 mai 1999 (≈ 1999)
Inscription par arrêté officiel du parc à boulets.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parc à boulets (cad. AD 448) : inscription par arrêté du 21 mai 1999
Personnages clés
Louis Lazare d'Ajot - Ingénieur militaire
A planté les arbres en 1773 autour du site.
Origine et histoire du Parc à boulets
Le parc à boulets de Port-Louis est un monument historique situé dans la commune de Port-Louis, en Bretagne. Construit au cours du 2e quart du XIXe siècle, plus précisément en 1848, il s’inscrit dans le réseau défensif de la ville, complétant les infrastructures militaires déjà existantes comme la citadelle. Ce parc, de plan rectangulaire, était destiné au stockage des boulets de canon, éléments essentiels pour l’artillerie de l’époque. Ses murs, édifiés en moellons de granit, délimitent un espace fonctionnel, reflétant les techniques de construction militaires de la période.
Le terrain sur lequel il fut érigé fut cédé par la municipalité à l’autorité militaire, soulignant la collaboration entre les institutions locales et l’armée pour renforcer les défenses côtières. Le parc s’ajoutait à un autre espace de stockage déjà présent dans la citadelle, illustrant l’importance stratégique de Port-Louis, ville portuaire exposée aux risques d’attaques maritimes. Les abords du parc furent aménagés avec des arbres plantés dès 1773 par l’ingénieur Louis Lazare d’Ajot, bien avant la construction du parc lui-même, ajoutant une dimension paysagère à ce site utilitaire.
Ce monument s’intègre dans un ensemble plus large de fortifications classées, incluant la citadelle, le bastion Le Papegaut, la petite poudrière, et les esplanades des Pâtis et du Bois d’Amour. Ces éléments, liés par leur fonction défensive, témoignent de l’évolution des techniques militaires entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Le parc à boulets, bien que moins connu que les remparts ou les bastions, joue un rôle clé dans la logistique de la défense, assurant l’approvisionnement en munitions des batteries côtières.
Classé à l’inventaire des Monuments Historiques par arrêté du 21 mai 1999, le parc à boulets est aujourd’hui propriété de la commune de Port-Louis. Son état de conservation et sa localisation, près de la rue de l’Hôpital, en font un vestige accessible du patrimoine militaire breton. Bien que sa vocation première soit obsolète, il constitue un témoignage matériel des stratégies de défense du littoral atlantique au XIXe siècle.