Occupation de la nécropole 530-690 (≈ 610)
458 sépultures mérovingiennes en usage.
hiver 1980-1981
Découverte du sarcophage
Découverte du sarcophage hiver 1980-1981 (≈ 1981)
Trouvaille initiale par un agriculteur.
1981-1987
Fouilles de la nécropole
Fouilles de la nécropole 1981-1987 (≈ 1984)
Sept campagnes archéologiques menées.
1991
Ouverture du musée
Ouverture du musée 1991 (≈ 1991)
Installé dans un ancien moulin.
1988-1997
Fouilles des habitats
Fouilles des habitats 1988-1997 (≈ 1993)
Trois secteurs d’habitat mérovingien explorés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
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Les fouilles sont collectives et anonymes.
Origine et histoire du Musée du Haut Moyen Age
Le Musée des Temps barbares de Marle, installé dans un ancien moulin au bord de la Serre, est dédié à la période mérovingienne. Ouvert en 1991, il expose les découvertes d’une nécropole fouillée entre 1981 et 1987, révélant 458 sépultures des VIe-VIIe siècles, accompagnées d’un riche mobilier funéraire (armes, bijoux, poteries). Les objets illustrent les pratiques culturelles mêlant influences chrétiennes et germaniques, comme un couvercle de sarcophage orné de croix et de serpents stylisés.
La nécropole, occupée entre 530-540 et 680-690, était organisée en deux cimetières aux tombes alignées. À proximité, trois secteurs d’habitat mérovingien furent mis au jour entre 1988 et 1997, révélant des traces de vie quotidienne. Ces fouilles ont permis de reconstituer un village franc typique des VIe-VIIe siècles, avec des bâtiments en bois, des greniers, une palissade et un puits, sur un site de 4 hectares jouxtant une ferme reconstituée.
Le musée associe objets archéologiques, maquettes et reconstitutions pour immerger les visiteurs dans le Haut Moyen Âge. Un jardin archéologique en cours d’aménagement présente des plantes cultivées ou utilisées à l’époque (épeautre, lin, chanvre, plantes médicinales). Chaque année, des animations comme les Journées mérovingiennes et un Festival d’histoire vivante dynamisent le site, reliant patrimoine et médiation culturelle.
L’origine du projet remonte à 1980, lorsqu’un agriculteur de Goudelancourt-lès-Pierrepont découvrit un couvercle de sarcophage en labourant. Cette trouvaille déclencha sept campagnes de fouilles (1981-1987), suivies de l’exploration des habitats voisins. Le musée et son archéosite offrent aujourd’hui une plongée dans la vie des Francs, entre rites funéraires, artisanat et organisation sociale.