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Parc de la Tête-d'Or dans le Rhône

Parc de la Tête-d'Or

    Rue de Créqui
    69006 Lyon 6e Arrondissement
Propriété de la commune
Parc de la Tête-dOr
Parc de la Tête-dOr
Parc de la Tête-dOr
Parc de la Tête-dOr
Parc de la Tête-dOr
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Parc de la Tête-dOr
Parc de la Tête-dOr
Parc de la Tête-dOr
Crédit photo : arno. - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1530
Première mention du nom « Tête d'or »
1805
Don de Joséphine de Beauharnais
1856
Début des travaux
1857
Ouverture du parc
1891
Premier système d'immatriculation automobile
1924-1930
Construction du monument aux morts
1982
Classement partiel aux Monuments Historiques
2006
Inauguration de la plaine africaine
2021
Ouverture des forêts d'Asie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les éléments suivants : la grille à l'entrée principale avec ses piliers dite aussi porte des Enfants du Rhône, place du Général-Leclerc ; la grille ou porte Montgolfier, avenue Verguin ; le monument aux Morts dans l'île du Souvenir ; la serre hollandaise ; les deux grandes serres ; la serre dite des Camélias et la serre des Pandanus (cad. AC ; DP 22, 39) : inscription par arrêté du 4 novembre 1982

Personnages clés

Denis Bühler - Architecte-paysagiste Concepteur du parc avec son frère Eugène.
Eugène Bühler - Architecte-paysagiste Co-créateur du parc aux côtés de Denis.
Claude-Marius Vaïsse - Préfet et maire de Lyon (1853-1864) Initiateur du projet du parc.
Tony Garnier - Architecte Auteur du monument aux morts (1924-1930).
Jean-Baptiste Larrivé - Sculpteur Grand prix de Rome, collaborateur de Garnier.
Charles Meysson - Architecte communal Dessein de la porte des Enfants du Rhône (1900).
Gustave Bonnet - Ingénieur Participation aux travaux initiaux du parc.
Joséphine de Beauharnais - Mécène Donatrice des premières collections de rosiers (1805).

Origine et histoire

Le parc de la Tête-d'Or trouve ses origines dans un domaine marécageux appelé Grange Lambert, propriété de l'Hôtel-Dieu depuis 1662. Son nom proviendrait d'une légende médiévale évoquant un trésor enfoui par des croisés, incluant une tête de Christ en or. Ce territoire, inondable et composé de bras morts du Rhône, resta à l'état sauvage jusqu'au XIXe siècle. Dès 1812, des projets d'aménagement en parc urbain émergent, mais c'est sous l'impulsion du préfet Claude-Marius Vaïsse (maire de 1853 à 1864) que le projet se concrétise. En 1856, les Hospices civils de Lyon cèdent les terrains, et les travaux débutent sous la direction des paysagistes suisses Denis et Eugène Bühler, ainsi que de l'ingénieur Gustave Bonnet. Le parc, inspiré du style anglais, ouvre dès 1857 malgré des aménagements inachevés, devenant un symbole d'accès à la nature pour les Lyonnais.

Le parc s'enrichit progressivement d'équipements emblématiques : les grandes serres (1865), le vélodrome (1894), ou encore le monument aux morts de l'île aux Cygnes (1914-1930), conçu par Tony Garnier et Jean-Baptiste Larrivé. Son lac de 16 hectares, alimenté par la nappe du Rhône, abrite deux îles, dont l'île du Souvenir, transformée en mémorial après la Première Guerre mondiale. Le parc intègre aussi un jardin zoologique (dès 1858) et un jardin botanique, devenant un lieu de recherche scientifique en collaboration avec l'école vétérinaire de Lyon. En 2006, une plaine africaine y est inaugurée, suivie en 2021 par un biotope asiatique dédié à des espèces menacées, illustrant son évolution vers la conservation de la biodiversité.

Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1982, le parc conserve des éléments remarquables comme la porte des Enfants du Rhône (1900, Charles Meysson) ou les serres du XIXe siècle, témoins de son architecture paysagère et industrielle. Son rôle social et culturel est majeur : accès gratuit (hors mini-golf), événements artistiques, et infrastructures sportives (vélodrome homologué UCI). Innovant dès ses débuts — il inspire le premier système d'immatriculation automobile au monde en 1891 —, le parc reste un poumon vert lyonnais, alliant patrimoine, éducation et loisirs.

Le parc abrite également trois roseraies issues d'un don de Joséphine de Beauharnais en 1805, et un jardin botanique comptant 15 403 plantes en 2020, le classant parmi les plus riches d'Europe. Les serres, couvrant 6 500 m2, préservent 6 000 variétés de plantes, tandis que le vélodrome, rénové en 1934 et 1989, accueille des compétitions internationales. Le parc sert aussi de décor à des films et téléfilms, renforçant son ancrage dans la culture locale. Aujourd'hui, il combine préservation historique (grilles monumentales, monuments commémoratifs) et modernité (espaces accessibles, projets écologiques).

Liens externes