Frise chronologique
1812
Création du parc
Création du parc
1812 (≈ 1812)
Ordonnée par Napoléon Ier sur un marécage.
1889
Galeries couvertes exposées
Galeries couvertes exposées
1889 (≈ 1889)
À l’Exposition universelle de Paris avant transfert.
1903
Inauguration du hall des Sources
Inauguration du hall des Sources
1903 (≈ 1903)
Et des galeries Art nouveau d’Émile Robert.
1994
Classement monument historique
Classement monument historique
1994 (≈ 1994)
Ensemble du parc et de ses aménagements.
2021
Inscription UNESCO et cession à Vichy
Inscription UNESCO et cession à Vichy
2021 (≈ 2021)
Patrimoine mondial et transfert de propriété.
2023-2026
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2023-2026 (≈ 2025)
Budget initial : 32 millions d’euros.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble du parc avec son terrain d'assiette et ses aménagements comprenant : le hall des Sources, les galeries couvertes, les deux kiosques abritant des boutiques, les galeries marchandes en fer à cheval et le kiosque à musique (cad. AX 65, 66, 69) : classement par arrêté du 14 juin 1994
Personnages clés
| Napoléon Ier - Empereur des Français |
Ordonne la création du parc en 1812. |
| Napoléon III - Empereur des Français |
Développe le parc et les équipements thermaux. |
| Émile Robert - Ferronnier d’art |
Conçoit les galeries couvertes (1901-1903). |
| Charles Le Cœur - Architecte |
Auteur du hall des Sources (1903). |
| Albert-Ernest Carrier-Belleuse - Sculpteur |
Crée la *Nymphe des eaux* (1865). |
| Frédéric Aguilera - Maire de Vichy (2021-) |
Porteur du projet de rénovation actuelle. |
Origine et histoire
Le parc des Sources, situé à Vichy dans le quartier thermal, est créé en 1812 par Napoléon Ier sur un ancien marécage. Transformé en un espace arboré de six hectares, il devient un lieu de promenade et de sociabilité mondaine, typique des villes thermales du XIXe siècle. Sous Napoléon III, le parc s’enrichit de kiosques, d’un casino agrandi et de boutiques, reflétant l’essor du thermalisme et des activités extra-thermales.
En 1901-1903, le parc intègre des galeries couvertes de style Art nouveau, conçues par le ferronnier Émile Robert et issues de l’Exposition universelle de 1889. Ces galeries relient les équipements thermaux (sources, casino, établissement thermal) et protègent les curistes des intempéries. Le hall des Sources, inauguré en 1903, et le kiosque à musique (1920) complètent cet ensemble, classé monument historique en 1994.
Le parc, propriété de l’État depuis 1523, est cédé à la ville de Vichy en 2021 pour 25 millions d’euros, marquant le début d’une rénovation majeure (2023-2026). Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2021 dans le cadre des Grandes villes d’eaux d’Europe, il allie patrimoine thermal, architecture Art nouveau et espaces verts, tout en révélant des vestiges archéologiques romains et médiévaux lors des fouilles préventives.
Les travaux de rénovation, budgétisés à 32 millions d’euros (révisés à la baisse), incluent la piétonisation de voies, la restauration des galeries couvertes, la création de fontaines symbolisant les onze villes thermales européennes, et le remplacement de 185 arbres malades. Malgré des controverses écologiques (abattages, artificialisation), le projet vise à redonner au parc son lustre d’antan, avec une inauguration prévue le 21 juin 2025.
Le parc abrite des éléments emblématiques comme la Nymphe des eaux (1865), sculpture d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse, ou la source de l’Hôpital, entourée d’un pavillon en fer forgé. Les fouilles archéologiques de 2021-2023 ont mis au jour des traces d’un bras ancien de l’Allier (20 000-30 000 ans), des vestiges romains (Ier-IIIe siècle), et des fondations de l’ancien hôpital civil (XVIIIe siècle), témoignant d’une occupation multiséculaire du site.
Culturellement, le parc inspire des artistes comme David Hockney, qui y peint en 1970 une œuvre exposée au Centre Pompidou en 2017. Il accueille aussi des événements comme les Fêtes Napoléon III (depuis 2008) ou les Jeudis de Vichy (depuis 2002), et sert de décor à des films comme Laval, le collaborateur (2020). Son office de tourisme, rénové en 2023, souligne son rôle central dans l’attractivité de la ville.