Frise chronologique
1860
Cession du bois de Vincennes
Cession du bois de Vincennes
1860 (≈ 1860)
Napoléon III offre le bois à Paris.
années 1950-1960
Désaffectation militaire
Désaffectation militaire
années 1950-1960 (≈ 1955)
L’armée quitte progressivement le site.
1969
Inauguration du parc floral
Inauguration du parc floral
1969 (≈ 1969)
Création après 15 mois de travaux.
1998
Reconnaissance botanique
Reconnaissance botanique
1998 (≈ 1998)
Label officiel de jardin botanique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Daniel Collin - Architecte paysagiste |
Concepteur du parc, inspiré par le Japon. |
| Bernard Anthonioz - Responsable artistique |
Commande des sculptures modernes (1969-1971). |
| Napoléon III - Empereur des Français |
Cède le bois de Vincennes à Paris. |
Origine et histoire
Le parc floral de Paris trouve ses origines dans l’histoire militaire du bois de Vincennes. Au XIXe siècle, la partie centrale du bois est défrichée pour créer un terrain d’entraînement militaire, incluant casernes, champs de manœuvre et buttes de tir. Napoléon III cède le bois à la ville de Paris en 1860 pour en faire un parc symétrique au bois de Boulogne, mais le centre reste une zone militaire jusqu’aux années 1950-1960, date de son évacuation progressive par l’armée. Ce n’est qu’à la fin des années 1960, à l’occasion des Troisièmes Floralies Internationales, que la Ville de Paris cherche un site pour abriter l’événement.
La conception du parc est confiée à l’architecte paysagiste Daniel Collin, qui transforme les anciens terrains militaires désaffectés de La Cartoucherie et de la Pyramide. Seule une pinède de pins de Corse est conservée ; le reste du site, entièrement remodelé, est inauguré en 1969 après 15 mois de travaux. Avec ses 35 hectares, il devient le plus grand espace vert créé à Paris depuis la fin du Second Empire. Le parc intègre des influences japonisantes, inspirées par les Jeux olympiques de Tokyo (1964), avec des toitures en volute, des allées semi-couvertes et des pavillons rappelant la Villa Impériale de Katsura.
Dès son ouverture, le parc floral se distingue par sa dimension artistique et botanique. Bernard Anthonioz y développe une politique de commandes auprès d’artistes émergents ou confirmés, comme Giacometti, Calder, ou Tinguely, incluant pour la première fois des œuvres éphémères entre 1969 et 1971. Le parc abrite aussi une scène de spectacles (Espace Delta), des restaurants, et des collections végétales remarquables : 1 500 variétés d’iris, 7 951 taxons de plantes, et des concours internationaux (dahlias, tulipes). Reconnu comme jardin botanique en 1998, il s’inscrit dans le réseau du Jardin botanique de la ville de Paris, aux côtés de l’arboretum de l’école Du Breuil et du parc de Bagatelle.