Frise chronologique
1860
Annexion à Paris
Annexion à Paris
1860 (≈ 1860)
Rattachement du hameau de Vaugirard
1894-1974
Période des abattoirs
Période des abattoirs
1894-1974 (≈ 1934)
Activité industrielle sur le site
1975
Fermeture des abattoirs
Fermeture des abattoirs
1975 (≈ 1975)
Début de la reconversion du site
1985
Ouverture du parc
Ouverture du parc
1985 (≈ 1985)
Inauguration après réaménagement
depuis 1987
Marché du livre ancien
Marché du livre ancien
depuis 1987 (≈ 1987)
Installé dans la halle aux chevaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Georges Brassens - Poète et chanteur |
Hommage par le nom du parc |
| Alexandre Ghiulamila - Architecte |
Concepteur du parc en 1985 |
| Jean-Michel Milliex - Architecte |
Co-concepteur du parc en 1985 |
| Daniel Collin - Paysagiste |
Aménagement des espaces verts |
| Albert Bouquillon - Sculpteur |
*Porteur de viande* dans le parc |
| Isidore Bonheur - Sculpteur animalier |
*Les Taureaux* transférés du Trocadéro |
Origine et histoire
Le parc Georges-Brassens occupe l’emplacement des anciens abattoirs de Vaugirard, actifs de 1894 à 1974, sur des terrains autrefois dédiés aux vignobles de Périchot au XVIIIe siècle, puis aux cultures maraîchères. Ces terres, rattachées à Paris en 1860 après avoir appartenu au hameau de Vaugirard, furent transformées en un site industriel source de nuisances (bruit, odeurs), poussant à leur fermeture en 1975. Certains éléments architecturaux, comme la halle aux chevaux ou le beffroi du marché à la criée, furent préservés en hommage à cette histoire.
Repensé dans les années 1980 par les architectes Alexandre Ghiulamila et Jean-Michel Milliex, ainsi que le paysagiste Daniel Collin, le parc fut inauguré en 1985. Il intègre des références à son passé : sculptures de taureaux ou du Porteur de viande d’Albert Bouquillon, et conserve une vigne de 1 200 m2 (700 pieds de pinot noir), vestige des anciens vignobles. Le vin produit, Clos des Morillons, est vendu aux enchères au profit d’œuvres sociales locales, perpétuant une tradition viticole parisienne.
Le parc abrite aussi des équipements culturels comme le théâtre Silvia-Monfort, un théâtre de marionnettes, et un marché du livre ancien dans la halle aux chevaux depuis 1987. Traversé par la tranchée de la Petite Ceinture, il mêle patrimoine (portes monumentales, statues d’Isidore Bonheur ou de François-Xavier Lalanne) et activités contemporaines. Son nom rend hommage à Georges Brassens, qui vécut à proximité, au 42 rue Santos-Dumont (15e) et à l’impasse Florimont (14e).
Dans la culture populaire, le parc apparaît dans des œuvres comme le clip Raisonne d’Astonvilla (2001), le roman Des inconnues de Patrick Modiano (1999), ou la chanson Brassens en pleine poire de Benoît Dorémus (2016). Une scène du film Le Pont du Nord (Jacques Rivette, 1980) y montre la démolition des abattoirs, témoignant de sa transition entre mémoire industrielle et espace vert urbain.