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Parc Monceau à Paris à Paris 1er dans Paris 8ème

Patrimoine classé Parc

Parc Monceau à Paris

  • Place de Rio-de-Janeiro
  • 75008 Paris 8e Arrondissement
Parc Monceau - Paris 8ème : La Rotonde
Parc Monceau à Paris
Parc Monceau à Paris
Crédit photo : Gregory Deryckère - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
1 Place de la République Dominicaine 75008 Paris

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1769-1773
Création de la folie de Chartres
1773-1779
Aménagement par Carmontelle
1787
Construction de la rotonde
1797
Premier saut en parachute
1860-1861
Réaménagement par Alphand
1958
Classement au titre des sites
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Rotonde du parc Monceau : classement par arrêté du 24 avril 1907. Portes monumentales en ferronnerie (cad. 08 : 04 CN 2) : classement par arrêté du 10 avril 1974. Fabriques (cad. 08 : 04 CN 2) : classement par arrêté du 10 juillet 1995

Personnages clés

Louis Carrogis de Carmontelle - Ordonnateur des fêtes du duc de Chartres Concepteur du « pays d’illusions » (1773-1779).
Claude Nicolas Ledoux - Architecte Auteur de la rotonde des Fermiers généraux (1787).
Adolphe Alphand - Ingénieur des Ponts et Chaussées Réaménagea le parc en 1861.
Gabriel Davioud - Architecte Créa les entrées monumentales du parc.
André-Jacques Garnerin - Aérostatier Premier saut en parachute en 1797.
Thomas Blaikie - Paysagiste Transforma le parc en jardin à l’anglaise (1781-1793).

Origine et histoire du Parc

Le parc Monceau, initialement appelé folie de Chartres, fut créé entre 1769 et 1773 par le duc de Chartres sur un terrain d’un hectare à « Mousseau ». Louis Carrogis de Carmontelle, ordonnateur des fêtes du duc, conçut entre 1773 et 1779 un « pays d’illusions » de 20 hectares, agrémenté de fabriques exotiques : ferme suisse, moulins hollandais, pagode, pyramide, ruines féodales et temple romain. Une rivière artificielle et un bassin pour naumachies (combats navals) complétaient ce jardin anglo-chinois, inspiré des parcs de Bagatelle ou d’Ermenonville. Le lieu fut célébré par l’abbé Delille et Luc-Vincent Thiéry comme un modèle d’art paysager.

Entre 1781 et 1793, Thomas Blaikie transforma le parc en jardin à l’anglaise, agrandissant les serres et réaménageant les allées. En 1787, Claude Nicolas Ledoux y érigea la rotonde de la barrière de Chartres, pavillon d’octroi du mur des Fermiers généraux. Sous la Révolution, le parc devint bien national et vit en 1797 le premier saut en parachute d’André-Jacques Garnerin. Restitué aux Orléans en 1802, il fut partiellement démoli et réduit avant d’être exproprié en 1860 pour le percement du boulevard Malesherbes.

Sous le Second Empire, Adolphe Alphand et Gabriel Davioud réaménagèrent les 8,6 hectares restants en promenade publique, inaugurée en 1861 par Napoléon III. Les frères Pereire lotirent les terrains adjacents, où s’élevèrent des hôtels particuliers (Rothschild, Cernuschi). Le parc conserva des fabriques historiques (naumachie, arcade de l’hôtel de ville incendié en 1871) et s’enrichit de statues d’artistes (Chopin, Musset). Classé site en 1958, il abrite aujourd’hui un platane bicentenaire et symbolise l’alliance entre patrimoine et vie parisienne.

Le parc Monceau inspira des artistes comme Monet (6 toiles), Braque, ou des écrivains tels Zola (La Curée) et Sollers (Le Parc). Il fut aussi le cadre de films (Ne le dis à personne) et de chansons (Michel Berger, Yves Duteil). Son histoire reflète les transformations urbaines de Paris, des Lumières à la modernité, tout en préservant son caractère poétique et éclectique.

Liens externes

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