10220 Piney, Parc naturel régional de la Forêt d'Orient
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
années 1960
Construction des lacs-réservoirs
Construction des lacs-réservoirs années 1960 (≈ 1960)
Régulation du débit de la Seine.
1970
Création du parc
Création du parc 1970 (≈ 1970)
Un des cinq premiers parcs naturels régionaux français.
2002
Création de la réserve nationale
Création de la réserve nationale 2002 (≈ 2002)
Réserve naturelle nationale de la forêt d'Orient.
2010
Création de la réserve régionale
Création de la réserve régionale 2010 (≈ 2010)
Réserve des prairies humides de Courteranges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Origine et histoire
Le parc naturel régional de la Forêt d'Orient a été créé en 1970 dans le département de l'Aube, en région Grand Est. Il fait partie des cinq premiers parcs naturels régionaux de France, couvrant 80 000 hectares répartis sur 58 communes et abritant environ 23 000 habitants. Ce territoire se distingue par ses paysages variés, mêlant forêts de chênes et charmes, étangs privés, et trois grands lacs-réservoirs artificiels, construits dans les années 1960 pour réguler le débit de la Seine. Ces lacs, gérés par l'Institution interdépartementale des barrages réservoirs du bassin de la Seine, jouent aussi un rôle écologique majeur en tant qu'escale pour les oiseaux migrateurs.
Les activités économiques du parc sont centrées sur le secteur du bois, premier employeur local, et sur le tourisme, avec des loisirs nautiques comme la voile, la baignade ou le motonautisme. Le lac Amance est notamment reconnu comme le plus grand lac d'Europe dédié au motonautisme, tandis que le lac du Temple se distingue par son absence d'équipements nautiques, préservant ainsi son caractère naturel. Le parc abrite également deux réserves naturelles : la réserve nationale de la forêt d'Orient (créée en 2002) et la réserve régionale des prairies humides de Courteranges (2010), intégrées à la zone humide de la Champagne humide, classée au titre de la convention de Ramsar.
La biodiversité du parc est remarquable, avec des espèces migratoires comme les cigognes noires, les grues cendrées ou les oies sauvages. Les 25 000 hectares de forêt et les 5 000 hectares de lacs en font un territoire clé pour la préservation des écosystèmes et des paysages champenois. Les ouvrages hydrauliques, tels que digues et canaux, sont gérés en collaboration avec la ville de Paris, soulignant l'importance stratégique de ces infrastructures pour la gestion de l'eau en Île-de-France.