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Parc Noisot à Fixin en Côte-d'or

Parc Noisot


    21220 Fixin
Propriété de la commune
Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
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Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
Parc Noisot
Crédit photo : Arnaud 25 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1830-1840
Aménagement du parc
1840
Escalier des Cent marches
19 septembre 1847
Inauguration du musée
14 avril 1861
Décès de Claude Noisot
7 août 2024
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le parc Noisot, en totalité, y compris ses murs d'enceinte, ses parties bâties, ses sculptures (L'Eveil de Napoléon, par François Rude ; François Rude en buste, par Paul Cabet ; Le commandant Noisot en buste, par Paul Cabet) ainsi que leurs socles et leurs grilles, l'escalier des cent marches et les deux allées d'accès arborées à l'est du parc, situé rue de la Perrière, sur les parcelles n° 29, n° 31 à n° 36, n° 45, n° 46 et n° 48, figurant au cadastre section 0A et sur la parcelle n° 151, figurant au cadastre section AN, tel que coloré en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 7 août 2024

Personnages clés

Claude Noisot - Commanditaire et grognard Créa le parc et musée en hommage.
François Rude - Sculpteur Auteur de *Napoléon s'éveillant à l’immortalité*.
Paul Cabet - Sculpteur Réalisa les bustes de Noisot et Rude.
Louis-Napoléon Bonaparte - Inaugurateur du musée Futur empereur Napoléon III.

Origine et histoire

Le parc Noisot, situé à Fixin en Côte-d'Or, fut aménagé entre 1830 et 1840 par Claude Noisot, ancien grognard de Napoléon Ier. Ce capitaine de la Vieille Garde, fidèle à l’empereur jusqu’à son exil à l’île d’Elbe, acquit 5 hectares sur les hauteurs du village pour y planter des pins laricio de Corse, en hommage à Napoléon. Le parc, conçu comme un sanctuaire impérial, intègre des éléments symboliques comme les Cent marches, taillées en 1840 pour évoquer les Cent-Jours (1815), période clé du retour au pouvoir de Napoléon Ier.

Au cœur du parc, Noisot érigea un musée dédié à l’empereur dans un bastion crénelé, réplique de sa demeure elboise. Inauguré en 1847 par Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III), ce musée abritait des souvenirs des guerres napoléoniennes, des statues et des documents. La pièce maîtresse en était la sculpture Napoléon s'éveillant à l’immortalité (1845-1847), réalisée par François Rude : un bronze représentant l’empereur enchaîné à Sainte-Hélène, se libérant de sa mort symbolique. Ce chef-d’œuvre, commandé par Noisot, scelle l’alliance entre le soldat et l’artiste dijonnais.

Claude Noisot, décédé en 1861, souhaitait être enterré debout face à la statue de Napoléon, sabre au clair, pour l’éternité. La dureté de la roche l’en empêcha, mais sa sépulture, ornée d’un buste en bronze par Paul Cabet (élève de Rude), porte l’épitaphe : « Un soldat de Napoléon Ier ». Le parc, ses murs, ses sculptures (dont L’Éveil de Napoléon), les Cent marches et les allées arborées furent classés Monuments historiques en 2024, consolidant son statut de lieu mémoriel unique, mêlant histoire militaire, art romantique et dévotion napoléonienne.

Le site, propriété de la commune de Fixin, illustre la persistance du culte napoléonien au XIXe siècle. Noisot, en tant que commanditaire et muse, y a fusionné sa vie de soldat, son admiration pour l’empereur et une esthétique romantique, incarnée par Rude. Les pins corses, l’escalier commémoratif et le musée forment un ensemble cohérent, où chaque élément renvoie à un épisode clé de l’épopée napoléonienne, de l’exil elbois à Sainte-Hélène. Aujourd’hui, le parc Noisot reste un témoignage rare de la mémoire vivante du Premier Empire, entre patrimoine local et histoire nationale.

Liens externes