Frise chronologique
1994
Création du parc
Création du parc
1994 (≈ 1994)
Initié par Robert Naudi et le Conseil général.
30 juillet 1994
Ouverture en avant-première
Ouverture en avant-première
30 juillet 1994 (≈ 1994)
Première présentation au public avant l'inauguration.
avril 1995
Inauguration officielle
Inauguration officielle
avril 1995 (≈ 1995)
54 000 visiteurs la première année.
juin 2009
Ouverture du Centre Jean Clottes
Ouverture du Centre Jean Clottes
juin 2009 (≈ 2009)
Don des archives du préhistorien.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Robert Naudi - Président du Conseil général de l'Ariège |
Initiateur du projet en 1994. |
| Jean Clottes - Préhistorien et donateur |
A légué ses archives en 2009. |
| Marc Azéma - Préhistorien et réalisateur |
Exposition temporaire en 2011. |
Origine et histoire
Le parc pyrénéen de l'art préhistorique a été créé en 1994 par le Conseil général de l'Ariège, sous l'impulsion de son président Robert Naudi. L'objectif était de valoriser les nombreuses grottes ornées du département (une douzaine), comme Niaux ou Marsoulas, en offrant au public un pôle touristique centré sur l'art préhistorique. Une ouverture en avant-première eut lieu le 30 juillet 1994, suivie d’une inauguration officielle en avril 1995. Dès sa première année, le parc attira 54 000 visiteurs, devenant l’un des sites les plus fréquentés d’Ariège.
Le parc s’organise autour d’un bâtiment principal, Le Grand atelier (3 000 m2), abritant des répliques grandeur nature d’ensembles pariétaux majeurs, comme le Salon noir de Niaux ou la frise de Marsoulas, inaccessibles au public pour des raisons de conservation. Des expositions temporaires, comme celle de Marc Azéma en 2011 sur les origines de la bande dessinée, complètent cette offre. À l’extérieur, un espace de 13 hectares, agrémenté de lacs et cascades, propose des ateliers interactifs sur la vie au Magdalénien : taille de silex, allumage de feu, tir de sagaie ou peinture rupestre à l’ocre.
En juin 2009, le parc s’enrichit du Centre de ressource documentaire Jean Clottes, grâce au don des archives du préhistorien éponyme, renforçant sa vocation scientifique et pédagogique. Géré par le Conseil départemental via le SESTA, le site reste fermé en hiver en raison de ses activités en extérieur. Sa localisation près de Banat, à 3 km de Tarascon-sur-Ariège, en fait un point de départ idéal pour explorer les grottes préhistoriques des Pyrénées, comme celles de Bédeilhac ou de la Vache.
Le parc s’inscrit dans la lignée des Grands Sites de Midi-Pyrénées, mettant en scène l’art pariétal à travers des fac-similés innovants, comme la restitution en ultraviolet des œuvres. Il illustre aussi les avancées de l’archéologie expérimentale, en recréant des campements magdaléniens ou des techniques de chasse. Son succès repose sur une approche immersive, mêlant rigueur scientifique et accessibilité pour tous les publics.
La création du parc répondait à un double enjeu : préserver les grottes originales, fragilisées par les visites, tout en démocratisant l’accès à ce patrimoine. Les traces de pas d’enfants dans le réseau Clastres de Niaux, reproduites dans Le Grand atelier, rappellent l’humanité des artistes préhistoriques. Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine ariégeois, portée par des figures comme Jean Clottes, dont les travaux ont marqué l’étude de l’art pariétal.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Conditions de visites sur le site de l'office du tourisme ci-dessus