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Parcelle D 201 avec ses vestiges préhistoriques

Parcelle D 201 avec ses vestiges préhistoriques

    Route Sans Nom
    52600 Cohons
Propriété privée
Crédit photo : Nicolas GUILLAUME - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
2800 av. J.-C.
1100 av. J.-C.
1800
1900
2700 av. J.-C.
2000
Néolithique moyen
Construction des dolmens
Néolithique final
Réutilisation du dolmen no 1
Âge du bronze final
Fréquentation du site
1863
Première description du camp
1976-1985
Fouilles archéologiques
9 mars 1990
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parcelle D 201 avec ses vestiges préhistoriques : inscription par arrêté du 9 mars 1990

Personnages clés

Louis Lepage - Archéologue A étudié le site (1976-1985).
Henri Defay - Historien local Premier à décrire le camp (1863).

Origine et histoire

Le site des vestiges préhistoriques du Bois de la Vergentière, situé à Cohons (Haute-Marne), comprend une nécropole et un habitat datés du Néolithique moyen et récent, ainsi que de l'Âge du bronze final. La nécropole se compose de neuf tumuli, dont certains abritent des dolmens ou des coffres mégalithiques. Ces structures, partiellement pillées et dégradées par l'exploitation forestière, ont été étudiées entre 1976 et 1985 par Louis Lepage. Le dolmen no 1, daté du Néolithique moyen et réutilisé au Néolithique final, présente une chambre funéraire orientée sud-sud-est/nord-nord-ouest, tandis que le dolmen no 2, également du Néolithique moyen, conserve une table de couverture intacte.

Le camp, situé au sud de la nécropole, est un éperon barré protégé par des abrupts naturels et une levée de terre et de pierres. Occupé dès le Néolithique, il a livré des poteries locales, des silex importés et des ossements d'animaux domestiques, attestant d'une occupation continue jusqu'au Moyen Âge. Le site a été décrit pour la première fois en 1863 par Henri Defay. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1990, reconnaissant ainsi son importance archéologique et patrimoniale.

Les fouilles ont révélé que le site était fréquenté dès le Paléolithique, bien que son occupation principale remonte au Néolithique. Les tumuli, de tailles et de structures variées, illustrent des pratiques funéraires diversifiées. Certains, comme le quatrième tumulus, ont été entièrement vidés par des pillages anciens, tandis que d'autres, comme le sixième, ne semblent pas contenir de structures internes. Ces vestiges offrent un témoignage précieux des sociétés préhistoriques de la région.

Louis Lepage a joué un rôle clé dans l'étude du site, en menant des fouilles systématiques sur près de dix ans. Ses travaux ont permis de dater précisément certains monuments et de mieux comprendre leur évolution, notamment la réutilisation du dolmen no 1 au Néolithique final. Les objets découverts, bien que peu nombreux pour certains tumuli, fournissent des indices sur les échanges et les pratiques culturelles de l'époque.

Le site est aujourd'hui protégé et reconnu pour sa valeur archéologique. Son inscription en 1990 a permis de préserver ces vestiges face aux menaces naturelles et humaines. La localisation du site, sur un plateau orienté au sud, suggère un choix stratégique pour l'habitat et les pratiques funéraires, reflétant l'importance du paysage dans les sociétés préhistoriques.

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