Frise chronologique
1828
Construction du passage
Construction du passage
1828 (≈ 1828)
Édifié par Auguste Lusson entre deux rues.
1854
Modification majeure
Modification majeure
1854 (≈ 1854)
Amputé par le boulevard de Sébastopol.
1991
Classement partiel
Classement partiel
1991 (≈ 1991)
Inscription comme Monument Historique.
2003
Rénovation
Rénovation
2003 (≈ 2003)
Redynamisation après abandon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le sol, le verrière et les façades intérieures en dessous de la verrière du passage ; les façades sur rue des immeubles (cad. 02 : 04 AL 59) : inscription par arrêté du 21 janvier 1991
Personnages clés
| Auguste Lusson - Architecte |
Concepteur original du passage en 1828. |
| Henri Blondel - Architecte |
Reconstruit l’entrée est en 1854. |
| Aimé Millet - Sculpteur |
Auteur des cariatides allégoriques. |
Origine et histoire
Le passage du Bourg-l’Abbé est un passage couvert parisien situé dans le 2e arrondissement, entre la rue Saint-Denis et la rue de Palestro. Construit en 1828 par l’architecte Auguste Lusson, il s’inscrit dans un quartier populaire et modeste, aujourd’hui marqué par un certain cachet malgré son aspect endormi. À l’origine, il reliait la rue du Bourg-l’Abbé (distincte de l’actuelle) et concurrençait le passage du Saucède, un autre passage couvert aujourd’hui disparu.
Le passage a subi des modifications majeures au milieu du XIXe siècle, notamment lors du percement du boulevard de Sébastopol et de la rue de Turbigo en 1854, qui l’ont amputé de plusieurs mètres. L’entrée est, ouvrant sur la rue de Palestro, a été reconstruite par l’architecte Henri Blondel, également connu pour la Bourse de commerce. Elle est ornée de deux cariatides sculptées par Aimé Millet, symbolisant le Commerce et l’Industrie, tandis qu’une ruche sur la clef de voûte évoque l’activité économique.
Entre 1980 et 2000, le passage a connu une période d’abandon, ses boutiques servant d’entrepôts. Une rénovation en 2003 a permis son redynamisation, avec l’installation de nouveaux commerces. Aujourd’hui, il reste un témoignage des passages couverts parisiens, caractéristiques de l’urbanisme du XIXe siècle, bien que moins fréquenté que d’autres comme le passage des Panoramas ou le passage Jouffroy.
Le passage du Bourg-l’Abbé est partiellement classé Monument Historique depuis 1991, avec la protection de son sol, de sa verrière et des façades intérieures. Son architecture, marquée par des arcades sur deux niveaux et une verrière légèrement cintrée, reflète le style des passages couverts de l’époque, conçus pour abriter commerces et logements en entresol.
Son nom provient d’un village appelé Bourg-l’Abbé, dépendant autrefois de l’abbaye de Saint-Martin. Ce passage, bien que modeste, illustre l’évolution urbaine de Paris sous Haussmann, entre préservation et transformations radicales. Son entrée ouest, côté rue Saint-Denis, contraste par sa simplicité avec l’entrée est, plus monumentale, soulignant les adaptations successives du site.