Première mention de la place Foire-le-Roi 1355 (≈ 1355)
Lieu adjacent au passage, devenu important
1545
Développement des foires
Développement des foires 1545 (≈ 1545)
Place Foire-le-Roi devient un pôle commercial
XVe-XVIe siècles
Période de construction présumée
Période de construction présumée XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Datation des façades et voûtes
8 juillet 1946
Protection comme monument historique
Protection comme monument historique 8 juillet 1946 (≈ 1946)
Voûtes et façades inscrites à l'inventaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les voûtes, les façades et les toitures, y compris la façade Nord de la maison 19 place Foire-le-Roi, et à l'exclusion des façades Sud des maisons 64 et 66 rue Colbert : inscription par arrêté du 8 juillet 1946
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Sources ne mentionnent aucun acteur spécifique
Origine et histoire du Passage du Coeur Navré
Le passage du Cœur Navré est une étroite ruelle couverte de Tours, longue de moins de 50 mètres, datant probablement des XVe et XVIe siècles. Il relie la rue Colbert, ancienne artère médiévale majeure, à la place Foire-le-Roi, lieu de foires depuis 1355 et surtout à partir de 1545. Ce passage, dépendant autrefois du fief de l'abbaye de Saint-Julien, présente un coude à angle droit et conserve des façades caractéristiques de ces siècles.
Son nom proviendrait d'une enseigne représentant un cœur transpercé par une flèche, accrochée à l'une des maisons bordant la ruelle. Une tradition non vérifiée évoque aussi son utilisation par les condamnés se rendant à l'échafaud sur la place Foire-le-Roi. Les voûtes et façades des maisons adjacentes (sauf celles des numéros 64 et 66 rue Colbert) sont protégées comme monument historique depuis 1946.
Ce passage s'inscrit dans un réseau de ruelles couvertes du Vieux-Tours, vestiges de l'urbanisme médiéval. D'autres exemples similaires incluent la rue du Cheval Blanc ou la Petite rue Simon, bien que beaucoup aient disparu au XXe siècle lors de modernisations urbaines. Ces voies étroites illustrent l'organisation dense des quartiers médiévaux, où les passages couverts servaient de liaisons protégées entre espaces publics et privés.
Les bâtiments bordant le passage, avec leurs façades des XVe et XVIe siècles, témoignent de l'architecture civile de l'époque. Leur préservation offre un aperçu des techniques de construction et du mode de vie urbain en Touraine à la Renaissance. La protection de 1946 souligne leur valeur patrimoniale dans un centre-ville marqué par des transformations successives.