Frise chronologique
1829
Ouverture du passage
Ouverture du passage
1829 (≈ 1829)
Création sur l’emplacement d’un couvent.
2e quart du XIXe siècle
Période de construction
Période de construction
2e quart du XIXe siècle (≈ 1937)
Contexte des spéculations urbaines parisiennes.
7 juillet 1974
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
7 juillet 1974 (≈ 1974)
Protection conjointe avec le passage Choiseul.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Anne d'Autriche - Reine de France |
Inspira le nom via la rue Sainte-Anne. |
| François Mazois - Architecte initial |
A conçu les plans avant son décès. |
| Antoine Tavernier - Architecte |
Finalisa le passage après Mazois. |
Origine et histoire
Le passage Sainte-Anne est un passage couvert piéton situé dans le 2e arrondissement de Paris, inauguré en 1829. Il s’étend sur 47 mètres entre la rue Sainte-Anne (n°59) et le passage Choiseul (n°52), offrant une liaison pratique dans ce quartier animé. Son nom rend hommage à la reine Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII, via la rue Sainte-Anne dont il dépend.
Ce passage a été aménagé sur l’emplacement de l’ancien couvent des Nouvelles Catholiques, peu après l’ouverture du passage Choiseul voisin. Son architecture sobre, marquée par des arcades entresolées et une verrière, reflète les projets urbains spéculatifs du début du XIXe siècle. Les plans furent initialement conçus par François Mazois, puis finalisés par Antoine Tavernier après le décès de Mazois en 1826.
Le passage Sainte-Anne et le passage Choiseul, avec lequel il communique, furent inscrits conjointement aux monuments historiques le 7 juillet 1974. Leur préservation témoigne de l’importance des passages couverts parisiens, symboles de la modernisation urbaine sous la Restauration. La proximité avec des théâtres et des quartiers d’affaires a contribué à leur vitalité durable.
Contrairement à d’autres passages plus ornés, le passage Sainte-Anne se distingue par sa simplicité : murs enduits, boutiques sous arcades, et une entrée intégrant des vestiges de l’hôtel de Gesvres. Cette austérité contraste avec l’animation du quartier, où commerce et culture se mêlent depuis le XIXe siècle.