Construction de l'édifice 1824-1830 (≈ 1827)
Bâti par l'architecte Trivelly, style Restauration.
1832
Ouverture du salon de thé
Ouverture du salon de thé 1832 (≈ 1832)
Inauguration avec mobilier d'origine.
1930
Création de la devanture Art déco
Création de la devanture Art déco 1930 (≈ 1930)
Six vitrines et frise florale ajoutées.
3 mai 2004
Classement monument historique
Classement monument historique 3 mai 2004 (≈ 2004)
Protection du local et de son décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le local abritant la boutique-pâtisserie, y compris son décor intérieur et extérieur et ses aménagements intérieurs, notamment ceux du salon des ventes (cad. BO 83) : inscription par arrêté du 3 mai 2004
Personnages clés
Trivelly - Architecte
Conçoit l'édifice entre 1824 et 1830.
Origine et histoire de la Pâtisserie Le Fidèle Berger
La pâtisserie-salon de thé « Le Fidèle Berger », située au 15 rue de Boigne à Chambéry (Savoie), est un monument emblématique construit entre 1824 et 1830 par l’architecte Trivelly. L’établissement ouvre ses portes en 1832, avec un mobilier de style Restauration et un salon de vente conçu pour accueillir une clientèle bourgeoise. Son architecture initiale reflète les codes esthétiques de la première moitié du XIXe siècle, période marquée par l’essor des lieux de sociabilité urbaine en Savoie, alors intégrée au royaume de Sardaigne.
La devanture actuelle, datée de 1930, illustre l’influence de l’Art déco avec ses six vitrines encadrées de colonnettes engagées et surmontées d’une frise florale. Ce remaniement s’inscrit dans une époque de modernisation des commerces, où l’esthétique fonctionnelle et décorative vise à attirer une clientèle en pleine évolution. L’ensemble — local, décor intérieur et extérieur — est protégé au titre des monuments historiques depuis le 3 mai 2004, soulignant sa valeur patrimoniale.
Le classement concerne spécifiquement le local abritant la boutique, son décor et ses aménagements intérieurs, dont le salon des ventes. Ce statut met en lumière l’importance de préserver des espaces commerciaux historiques, témoins des mutations architecturales et sociales entre le XIXe et le XXe siècle. La pâtisserie reste aujourd’hui un symbole du patrimoine chambérien, mêlant héritage savoyard et adaptations stylistiques ultérieures.